jeudi 09 juillet 2009
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Vox populi
 
 
Nos archives en HTML
 

La faute à qui ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Modernisation du cadre de vie. Désormais, vous pouvez payer vos factures d’électricité à la poste. Et prochainement, vous pourrez vous acquitter de vos factures de téléphone aux guichets de…

…la Sonelgaz

La défense de l’armée de son pays n’implique pas de se taire sur certains aspects qui me semblent fondamentaux. Si nous en sommes arrivés aujourd’hui à voir la France officielle, Sarkozy en tête, nous traîner dans la boue et vouloir éclabousser un des symboles forts de la résistance algérienne à la double présence sur notre sol, celle du colon et celle de l’intégrisme islamiste, c’est aussi parce que des dirigeants politiques de ce pays, au plus haut niveau, ont donné, conféré, offert à la France un rôle de gendarme des affaires algériennes. Eh oui ! Je n’oublie pas que l’Algérie officielle était tout heureuse d’accueillir Jaques Chirac et de recueillir quasi religieusement son aval-oracle à l’issue, encore toute fraîche, de la présidentielle de 2004. Cela avant même que les instances nationales souveraines, habilitées à le faire, ne se prononcent. Yak je ne suis pas devenu complètement sénile ? C’est bien l’Algérie dans ce qu’elle a de plus haut, de plus élevé qui était rose de bonheur, le sourire Colgate barrant le visage d’une oreille à l’autre parce que le Grand Jaques, à peine son 45 mignon posé sur le tarmac de l’aéroport d’Alger, avait prononcé cette phrase, juste cette phrase : «La présidentielle algérienne qui vient de se dérouler est un exemple de transparence et de démocratie. Elle ne souffre aucune contestation. » Et à peine cette sentence prononcée par Chichi, tout ce que comptait ce pays comme voix officielles et comme relais médiatiques exemplaires s’était extasié, s’était pâmé et s’était trémoussé au son mielleux des paroles élyséennes. La France, Khouya, venait de parler. Et donc, toutes les autres voix, les voix algériennes, les voix de bougnoules qui s’étaient exprimées ici même, dénonçant la fraude et le déni de transparence, toutes ces voix devaient se taire, s’écraser devant le «bon à tirer» délivré par Paris. Ce n’est pas moi qui ai intronisé la France puissance «avalisatrice» de ma présidentielle. C’est vous, amis lectrices et lecteurs ? Non ? Alors, c’est qui ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

Nombre de lecture : 4664

  Édition papier
Lire le journal en PDF

Télécharger la version compressée

LE PROFESSEUR FARID KACHA, CHEF DU SERVICE HOSPITALO
UNIVERSITAIRE
DE PSYCHIATRIE DE CHÉRAGA

Télécharger

 

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site