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Modernisation du cadre de vie. Désormais, vous pouvez
payer vos factures d’électricité à la poste. Et prochainement,
vous pourrez vous acquitter de vos factures de téléphone
aux guichets de…
…la Sonelgaz
La défense de l’armée de son pays n’implique pas de se taire sur certains
aspects qui me semblent fondamentaux. Si nous en sommes arrivés aujourd’hui à
voir la France officielle, Sarkozy en tête, nous traîner dans la boue et vouloir
éclabousser un des symboles forts de la résistance algérienne à la double
présence sur notre sol, celle du colon et celle de l’intégrisme islamiste, c’est
aussi parce que des dirigeants politiques de ce pays, au plus haut niveau, ont
donné, conféré, offert à la France un rôle de gendarme des affaires algériennes.
Eh oui ! Je n’oublie pas que l’Algérie officielle était tout heureuse
d’accueillir Jaques Chirac et de recueillir quasi religieusement son aval-oracle
à l’issue, encore toute fraîche, de la présidentielle de 2004. Cela avant même
que les instances nationales souveraines, habilitées à le faire, ne se
prononcent. Yak je ne suis pas devenu complètement sénile ? C’est bien l’Algérie
dans ce qu’elle a de plus haut, de plus élevé qui était rose de bonheur, le
sourire Colgate barrant le visage d’une oreille à l’autre parce que le Grand
Jaques, à peine son 45 mignon posé sur le tarmac de l’aéroport d’Alger, avait
prononcé cette phrase, juste cette phrase : «La présidentielle algérienne qui
vient de se dérouler est un exemple de transparence et de démocratie. Elle ne
souffre aucune contestation. » Et à peine cette sentence prononcée par Chichi,
tout ce que comptait ce pays comme voix officielles et comme relais médiatiques
exemplaires s’était extasié, s’était pâmé et s’était trémoussé au son mielleux
des paroles élyséennes. La France, Khouya, venait de parler. Et donc, toutes les
autres voix, les voix algériennes, les voix de bougnoules qui s’étaient
exprimées ici même, dénonçant la fraude et le déni de transparence, toutes ces
voix devaient se taire, s’écraser devant le «bon à tirer» délivré par Paris. Ce
n’est pas moi qui ai intronisé la France puissance «avalisatrice» de ma
présidentielle. C’est vous, amis lectrices et lecteurs ? Non ? Alors, c’est qui
? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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