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Encore un rebondissement dans l’affaire des moines. Dans
les toutes prochaines heures, ne ratez pas deux nouveaux
témoignages clés de hauts gradés de l’armée française. Les
généraux à la retraite…
… Alzheimer et Parkinson !
Dans cette histoire de moines de Tibhirine, je suis étonné que l’on ne …
s’étonne pas plus que cela des contacts de l’ambassade de France à l’époque avec
un émissaire des GIA répondant au doux nom d’Abdullah. Parce que, s’il y a des
comptes à rendre aujourd’hui, 13 ans après les faits, c’est «là» que ça se
passe. S’il y a un secret défense à lever, il est là mon petit Nicolas.
Kicéceluilà Abdullah ? Et surtout, pourquoi avoir dissimulé ces contacts avec un
émissaire des Groupes de la Mort sur le sol algérien ? Je sais bien que le
périmètre de l’ambassade est considéré comme territoire français. Mais tout de
même. Fallait juste que la partie algérienne soit mise au parfum des allers et
venues «bucoliques» de l’ami Abdullah. Car c’est tout de même un comble que plus
d’une décennie après, on réactive un général grabataire en vue d’une dernière
mission, celle de chercher des poux sous le képi des militaires algériens, alors
qu’à l’ombre des bougainvilliers de la belle résidence de Monsieur l’ambassadeur
de France, des missionnaires tangos allaient et venaient, sirotaient l’apéro,
piquaient l’olive avec dextérité, goûtaient aux fromages du terroir tout en
discutant de l’avenir incertain des moines. Ambassade ou pas, règles, us et
usages diplomatiques ou pas, ça se passait chez nous tout ce barouf, non ? Du
coup, c’est à nous, surtout à nous, vachement à nous, de nous montrer
hypercurieux ! Moi, je veux tout savoir sur ce mystérieux Monsieur Abdullah ! A
quoi il ressemble ? Brun, blond, rouquin ? Grand, petit ? Maigre, gros ? Est-ce
qu’il parlait français correctement, avec accent ou avec difficulté ? A-t-il
pris son apéro avec glaçons ou sec ? A-t-il profité de ses contacts privilégiés
avec l’ambassade pour demander un visa longue durée pour lui et pour sa famille
? Pour arriver jusque dans les bureaux de l’ambassade, disposait-il d’un GPS
Carmina Tom-Tom gracieusement mis à sa disposition par Fafa ? Des questions
somme toute légitimes quand on sait que là, dans le cas de figure d’Abdullah,
sauf à être de mauvaise foi totale et pleine, on ne parle pas d’un quidam, d’un
mec qui aurait vu une lumière allumée dans les locaux de l’ambassade et qui
serait entré, juste par curiosité, d’un promeneur égaré qui se serait trompé de
numéro de bâtiment. Non ! Là, on parle bien d’un émissaire des GIA. Alors, oui !
Levez le secret défense mon petit Nicolas, levez ! Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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