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Par abréviation familière, on disait : le Panaf ! Ça avait un certain
panache, hein ? 40 ans déjà ! C’était en 1969. Un coup de sablier et
tout est oublié, comme chante l’autre. De l’eau a coulé sous les ponts
des fleuves Niger, Nil, Congo, Zambèze. Du sang aussi. Et des larmes.
T’inquiètes, l’Afrique a eu tout le temps de virer sa cuti. Les rêves de
briser les chaînes se sont fracassés sur les reniements, les calculs,
les machiavélismes, les appétits de puissance et de gloire, les
diamants, le pétrole, l’asservissement des élites aux forces de l’argent
et le dévoiement des principes. Ce sont les peuples qui en bavaient, ce
sont toujours eux qui trinquent. De la continuité ? C’est la seule !
Hélas ! L’Afrique était mal barrée mais on ne le savait pas ? Un peu,
quand même ! Des signes. Des symptômes.
Suite...
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