mardi 04 Août 2009
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Tout n’est pas pourri sur ce continent !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Algérie. A l’approche du Ramadan, les pharmacies prises d’assaut. 

Antidépresseurs !

L’information n’a eu droit qu’à un ou deux entrefilets rachitiques. Pourtant, elle me semble de taille. Le plus officiellement qui soit, dans deux déclarations de hauts responsables et dans un communiqué de son gouvernement, l’Afrique du Sud, pays membre de l’Union africaine, annonce qu’il se désolidarise de la position de cette organisation continentale qui consiste à protéger Omar Al-Bachir, dirigeant du Soudan. Non seulement, Pretoria se désolidarise de cette coquine solidarité avec un chef d’Etat intégriste, mais en plus elle annonce qu’elle procédera à son arrestation et à sa mise à disposition de la justice internationale si, par un quelconque hasard, il mettait le bout du bout de son orteil sur son territoire ou dans une quelconque aire géographique relevant de la juridiction sud-africaine. Bonté divine ! C’est d’une «clarté limpide» comme dirait l’autre. Y a ni Union africaine qui tienne, ni solidarité continentale à la noix qui puisse jouer en pareille situation aux yeux des Sud-Africains. Omar Al-Bachir est accusé de crime de guerre et de crime contre l’humanité, et l’Afrique du Sud le menottera comme il se doit, comme doivent être menottés tous les criminels de cet acabit. Comme quoi, il est possible de faire de la politique étrangère sans concession aucune sur les questions humaines, civilisationnelles. C’est une belle baffe balancée dans la tronche de cette UA qui avait honteusement et piteusement pris fait et cause pour Al-Bachir en refusant de le livrer à la CPI, la Cour pénale internationale. Et dans le concert des pleureuses de l’UA qui versaient de grosses larmes sur l’injustice faite à Al- Bachir par les instances internationales, dans les récriminations contre la mise au banc du président soudanais, l’Algérie n’était pas le pays à avoir versé le moins de larmes. Nos dirigeants étaient montés bille en tête, le drapeau soudanais agrafé sur leur petite poitrine pour jurer fidélité et protection au frère Al-Bachir. De belles bondieuseries et de coquins arrangements entre petits dictateurs pour maintenir le statu quo islamo-conservateur. Il était bon que dans cette infecte fourmilière de complicité continentale avec un criminel de guerre, le pays de Mandela vienne donner un sacré coup de pied. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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