Mardi 11 Août 2009
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Y a des virgules qui se perdent !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Un gros groupe terroriste encerclé par l’ANP à Tizi-Ouzou.
Et un petit groupe caché à...
 

... El-Mouradia va les amnistier dans quelques mois.

Je propose de rebaptiser la loi de finances algérienne. Décemment, nous ne pouvons plus lui garder le seul intitulé «Loi de finances». Il me semble plus approprié de la doter à l’avenir de deux appellations. L’expérience a montré que la loi de finances algérienne a besoin d’avoir deux noms. Premier nom proposé : «loi de finances en attendant réactions». Second nom : «loi de finances après réactions.» Oui ! Oui ! Je sais. Deux appellations, c’est plus de dépenses, alors que l’heure est à l’austérité. Mais bon ! Il faut bien se rendre à l’évidence que chez nous, il est devenu urgent de considérer que chaque année, il y aura bien deux lois de finances distinctes. La première qui suscitera scandale par ses incohérences et erreurs grossières dès sa promulgation et la seconde qui tentera tant bien que mal de corriger le tir. A ne pas confondre bien sûr avec la loi de finances complémentaire, laquelle, du coup, viendra corriger les deux premières. Je vous le concède, c’est un peu compliqué, ça va bouffer plus de papier et d’encre et ça va accroître le halo déjà fortement épais et flou qui entoure la gouvernance algérienne. Mais on n’y peut rien ! C’est fatalement comme ça. Nos dirigeants ont pris cette fâcheuse habitude de rédiger des textes à la hâte, de les balancer sur la place publique, pour venir ensuite tenter de nous rassurer en affirmant que des aménagements vont vite être introduits afin de calmer la colère qui gronde. D’ailleurs, et à propos de la nouvelle loi sur l’investissement, j’ai même entendu un haut responsable affirmer sans ciller l’autre jour que «des virgules mal placées et des erreurs dans la ponctuation avaient quelque peu chamboulé la compréhension du texte et pouvaient ainsi avoir produit des contre-sens». Je ne sais pas si ce monsieur réalise vraiment la dimension grotesque de ses propos. Je lui signale humblement que là, nous parlons de textes fondamentaux devant guider la politique économique du pays sur l’année, voire plus, et non d’un manuel de montage d’une armoire en kit ou du mode d’emploi d’une friteuse. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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