La wilaya d’Alger compte retirer des toits des immeubles
toutes les paraboles. Cette fois, c’est décidé ! Je...
... monte au maquis !
Wallah que ça fait plaisir à voir cette union sacrée ! Ils sont tous –
ou presque —montés au créneau pour dénoncer les nouvelles lois algériennes
en matière d’investissement et d’importation. Même les plus sages
d’entre les sages, ceux qui habituellement s’excusent parce qu’ils
murmurent un peu trop fort au goût du régime. Tout ce que compte ce pays de
smicards a vu ses patrons dire tout le mal qu’ils pensent des nouvelles
dispositions du gouvernement Ouyahia. Comme quoi, l’adage bien de chez nous
qui dit «frappe-le au porte-monnaie et tu le verras réagir» fonctionne à
pleins tubes. Ah ! Comme j’aurais voulu voir une telle union sacrée autour
des questions de vie et de mort qui ont secoué et continuent de secouer le
pays. Voilà ce qu’il nous aurait fallu comme soudage de rangs et comme montée
au front lorsqu’un embryon de débat s’était enclenché autour de questions
cruciales telles que «faut-il amnistier des tangos pour les voir ensuite
blanchir l’argent du terrorisme, les billets gluants de sang dans le secteur
économique, comme celui de l’eau minérale ?» Non ! Il ne s’agit pas
seulement de politique ! Non ! Il s’agit aussi d’économie, et personne
n’aurait vraiment crié au scandale si les patrons s’étaient aussi exprimés
là-dessus. Il fut un temps, pas si lointain, qui voyaient des patrons donner
leur avis avec force sur ces volets-là. Que feu Benmansour repose en paix.
Pendant que lui défendait l’Algérie républicaine, des collègues patrons
payaient la dîme au GIA. Ah ! Comme j’aurais voulu voir ces patrons
solidaires aujourd’hui contre les mesures Ouyahia faire montre ces derniers
mois de la même solidarité agissante contre l’anéantissement assassin de
fleurons industriels dirigés par des Algériens – peut- être pas toujours de
la meilleure manière — mais qui symbolisaient on ne peut mieux la possibilité
pour les nôtres d’investir ici, de produire ici et d’exporter. Désolé,
mais je n’ai pas entendu les patrons se mettre en colère lorsque le géant du
papier Tonic a été liquidé et que dans le même temps, presque en
synchronisation, les importations de papier-cul, d’essuie-tout et de tous les
autres dérivés du papier ont bondi. Ce n’est qu’un exemple, bien sûr.
Juste pour dire – et en cela je suis tout à fait d’accord avec Madjid
Sidi-Saïd — que les trémolos patronaux d’aujourd’hui sont poussés parce
que le commerce du kiwi se sent menacé dans ses fondements frelatés. Je fume
du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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