Mercredi 12 Août 2009
Accueil | Edition du jour
 

Actualités
Périscoop
Régions
Culture
Sports
Femme magazine
Le Soir Auto
Monde
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Nos archives en HTML
 

La pitoyable complainte du kiwi !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
La wilaya d’Alger compte retirer des toits des immeubles
toutes les paraboles. Cette fois, c’est décidé ! Je...

 

... monte au maquis !

Wallah que ça fait plaisir à voir cette union sacrée ! Ils sont tous – ou presque —montés au créneau pour dénoncer les nouvelles lois algériennes en matière d’investissement et d’importation. Même les plus sages d’entre les sages, ceux qui habituellement s’excusent parce qu’ils murmurent un peu trop fort au goût du régime. Tout ce que compte ce pays de smicards a vu ses patrons dire tout le mal qu’ils pensent des nouvelles dispositions du gouvernement Ouyahia. Comme quoi, l’adage bien de chez nous qui dit «frappe-le au porte-monnaie et tu le verras réagir» fonctionne à pleins tubes. Ah ! Comme j’aurais voulu voir une telle union sacrée autour des questions de vie et de mort qui ont secoué et continuent de secouer le pays. Voilà ce qu’il nous aurait fallu comme soudage de rangs et comme montée au front lorsqu’un embryon de débat s’était enclenché autour de questions cruciales telles que «faut-il amnistier des tangos pour les voir ensuite blanchir l’argent du terrorisme, les billets gluants de sang dans le secteur économique, comme celui de l’eau minérale ?» Non ! Il ne s’agit pas seulement de politique ! Non ! Il s’agit aussi d’économie, et personne n’aurait vraiment crié au scandale si les patrons s’étaient aussi exprimés là-dessus. Il fut un temps, pas si lointain, qui voyaient des patrons donner leur avis avec force sur ces volets-là. Que feu Benmansour repose en paix. Pendant que lui défendait l’Algérie républicaine, des collègues patrons payaient la dîme au GIA. Ah ! Comme j’aurais voulu voir ces patrons solidaires aujourd’hui contre les mesures Ouyahia faire montre ces derniers mois de la même solidarité agissante contre l’anéantissement assassin de fleurons industriels dirigés par des Algériens – peut- être pas toujours de la meilleure manière — mais qui symbolisaient on ne peut mieux la possibilité pour les nôtres d’investir ici, de produire ici et d’exporter. Désolé, mais je n’ai pas entendu les patrons se mettre en colère lorsque le géant du papier Tonic a été liquidé et que dans le même temps, presque en synchronisation, les importations de papier-cul, d’essuie-tout et de tous les autres dérivés du papier ont bondi. Ce n’est qu’un exemple, bien sûr. Juste pour dire – et en cela je suis tout à fait d’accord avec Madjid Sidi-Saïd — que les trémolos patronaux d’aujourd’hui sont poussés parce que le commerce du kiwi se sent menacé dans ses fondements frelatés. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

Nombre de lecture : 3390

  Édition papier
Lire le journal en PDF

Télécharger la version compressée

CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ À TIBHIRINE

Télécharger

 

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site