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Grrr ! Splatch ! Boum ! Tartag ! Attih ! Zid’lou ! Aïe ! Balek ! balek !
Err’dakh ! Naâl jedd babak...T’fou !
Bon Ramadan à tous !
Abdekka, dans un discours à la nation marmonné à travers
la barbe de Belkhadem, a rappelé à notre mauvais souvenir la «main tendue».
Le raïs, après Bordj-Bou-Arréridj, après Tipasa et après les attentats
quotidiens qui endeuillent l’Algérie depuis 1999, n’a pas hésité à
tendre une nouvelle fois la main aux «égarés». Boutef’ est chef de l’Etat.
Il a le droit de tendre la main à qui il veut. D’ailleurs, il ne viendrait
jamais à l’esprit de quelqu’un de lui imposer un canevas particulier et un
planning précis du «tendage» de sa main. Mais si Abdekka est libre de faire
ce qu’il veut de sa main, la tendre, la replier, la lever, la baisser, il nous
est tout de même et encore possible de nous interroger sur un phénomène
bio-physico-mécanique. Comment se fait-il que cette main présidentielle à
chaque fois tendue et à chaque fois mordue, broyée et déchiquetée par les
tangos se régénère et se reconstitue comme par miracle ? De quel genre de
tissu est-elle faite, cette main, pour repousser et revenir se retendre devant
la bouche encore ensanglantée du terro qui venait, l’instant d’avant de la
croquer ? Je ne vois que deux explications possibles. La première d’ordre
surnaturel ou, du moins du ressort de l’extraordinaire. La main que le
président tend en permanence aux terroristes n’est pas de consistance
humaine, elle ne répond pas à l’acception que les scientifiques se font
communément du corps humain. Une sorte de main extraterrestre qui aurait cette
faculté extraordinaire de se régénérer tout le temps, en boucle. Un remake
de «Maison ! Maison !», mais en moins sympa. L’autre explication est
moins... extraordinaire. En fait, le GTDDE, le Grand Tendeur de Main Devant l’Eternel,
disposerait de prothèses à volonté dans sa résidence. A chaque fois qu’il
tend la main aux tangos et que ceux-ci la lui mordent ou la lui dévorent, il
court vite en prendre une dans son dressing à mains artificielles, l’enfile
et repart aussitôt la retendre aux frères des montagnes. Si je suis plus
enclin à accréditer cette seconde thèse, celle de la prothèse, elle ne m’en
pose pas moins problème. Si l’on se place du strict point de vue du
patriotisme économique, et si l’on conçoit que la bataille du moment est
celle que livrent les autorités contre le gaspillage, le surendettement des
ménages et la limitation des crédits, nous sommes alors en droit de nous poser
légitimement cette question : sur quelle budget de quelle loi de finances
complémentaire inscrire le chapitre «dépenses prothèses» ? Je fume du thé
et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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