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Plusieurs chantiers archéologiques en cours en ce moment à Alger. Place des
Martyrs, des pièces ottomanes mises au jour. Et à El-Mouradia, une découverte
exceptionnelle !
Des dinosaures en excellent état de conservation
Effectivement, Monsieur le ministre ! Dans cette
Algérie-là, celle qui se donne en spectacle dans les journaux du pays ces
dernières heures, il n’y a pas de pauvres. Quand je lis, écrit noir sur
blanc sans que cela soit démenti, que «le fils d’un ministre algérien en
exercice a été arrêté à Genève, en Suisse, au volant d’une grosse
voiture de luxe pour conduite dangereuse», et qu’aux policiers suisses qui
demandaient à ce fiston de ministre d’expliquer comment il était en
possession de 20 000 euros en liquide, il leur aurait rétorqué : «C’est mon
argent de poche !», alors oui, mille fois oui, Monsieur Ghoulamallah, cette
Algérie-là, celle des balades genevoises à bord de limousines lestées de 20
000 euros ne connaît pas la pauvreté. Comment pourrait-elle connaître la
pauvreté ? Et quel est ce salaire de ministre algérien – mahma kan ce
ministre — qui permettrait à son fils de rouler carrosse à Genève et de
détenir un pécule, un argent de poche équivalent à… 200 mois de salaires
pour un smicard payé à 12 000 DA mensuels ? J’en appelle aux comptables, aux
amateurs d’additions et de multiplications et j’en appelle surtout à la
raison : comment est-ce possible ? En vérité, vous aviez raison Monsieur le
chargé du culte ! Et j’avais tort de vous faire le reproche de ne pas voir la
pauvreté. A l’impossible, nul n’est tenu ! Biologiquement, physiquement,
épistémologiquement, structurellement, logiquement, mentalement,
philosophiquement, anatomiquement, cellulairement, épidermiquement, vous ne
pouvez pas voir, percevoir, la pauvreté en Algérie. C’est d’autant plus
vrai que les limousines genevoises ont cette fâcheuse tendance à abriter les
fils à papa derrière des vitres teintées. Et il faut, de temps à autre, le
sérieux, le professionnalisme de petits policiers suisses pour que les teintes
s’estompent et que la laideur de cette Algérie imperméable à la pauvreté
apparaisse furtivement. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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