La mise en veilleuse de la cokerie du complexe ArcelorMittal d’El-Hadjar (Annaba) a été effectuée hier vers 10h, après un certain nombre d’expertises effectuées au mois de mai dernier par des spécialistes algériens, confirmées par des experts du groupe de Bosnie, ayant conclu à son arrêt momentané, indique un communiqué du syndicat de l’entreprise, confirmant ainsi l’annonce faite à ce sujet par la direction générale. Rappelons que l’arrêt momentané de de la cokerie avait été fixé vers la mi-octobre 2009, comme rapporté par Le Soir d’Algérie dans son édition du 7 octobre dernier. Selon cette expertise, la poursuite de l’exploitation de la cokerie présentait, en effet, un risque majeur pour les travailleurs, les autres installations et les habitants des localités limitrophes. Cette situation a d’ailleurs été à l’origine de l’institution par le wali d’Annaba d’une commission d’enquête ad-hoc, afin d’y remédier dans les plus brefs délais. Selon le communiqué du syndicat de l’entreprise, signé par son président, Smaïl Kouadria, l’opération de mise en veilleuse, qui durera 24 heures, consiste en l’arrêt de la ligne de traitement du gaz, l’inertage à l’azote de toute l’installation et l’arrêt de la batterie dont les fours utilisaient auparavant du charbon traité. Comme il est prévu une nouvelle adaptation de chauffage de ces fours au moyen du gaz naturel. La durée de la mise en veilleuse sera en fonction de l'ampleur des réparations qui seront effectuées par l’expertise de la partie métallique et mécanique, confiée à des experts polonais qui auront également pour mission la mise en place de la station de mélange gaz naturel-azote. Enfin, pour expertiser et définir les réparations nécessaires pour la reprise de la cokerie, un groupe de spécialistes russes en construction de batteries sera prochainement à Annaba pour une durée d’un mois. Concernant le personnel affecté à la cokerie, le premier responsable du partenaire social affirmera que celui-ci «continuera à émarger à l’usine avec maintien du statut qui lui est propre», précisant qu’un accord est conclu à cet effet avec la direction générale, confirmant, ainsi, la déclaration faite par celle-ci le 7 octobre dernier, assurant qu’aucun des 320 travailleurs de la cokerie «ne sera inquiété pour son avenir professionnel». A. Bouacha
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