A la fin de la partie, le coach national Rabah Saâdane a été assailli par la grande foule, venue le féliciter suite au succès arraché par ses poulains. A chaud, face à la presse, il tiendra un discours franc et lucide quant à la prestation de ses joueurs, celle de l’arbitre, et cette finale contre l’Égypte le 14 novembre prochain. Le Soir d’Algérie : Quel commentaire faites-vous sur le match ?
Rabah Saâdane : Bien avant ce rendez vous, j’ai averti tout le monde
que la rencontre face aux Rwandais ne sera pas une partie de plaisir.
Notre adversaire a refusé de jouer. Il est venu ici jouer son va-tout.
Ses joueurs ont eu recours à l’antijeu durant les 90 minutes, c’était
leur seule manière de nous empêcher à jouer au football. Ajouter à cela
la faiblesse du trio d’arbitrage qui semblait vraiment dépassé. Mes
joueurs ont fait l’objet d’un traitement spécial avec des interventions
très musclées que le referee a refusé de sanctionner.
On a senti que l’enjeu avait pris le dessus sur le jeu. Est-ce que la
victoire de l’Egypte en terre zambienne en est la raison ?
Absolument pas. La victoire des Egyptiens n’est pas une surprise.
Mes joueurs ont juste confondu vitesse et précipitation, et ce, dès
l’entame de la partie. Cela nous a valu un but encaissé contre le cours
de jeu. Fort heureusement, les joueurs se sont ressaisis très vite
inscrivant le but de l’égalisation au bon moment.
Avez-vous des regrets ?
Je dirais que l’adition aurait pu être plus lourde si la partie
était dirigée par un arbitre plus sérieux et capable d’officier de
telles rencontres. D’ailleurs, sa malhonnêteté m’a poussé à me lever de
mon banc pour exprimer mon ras-le-bol. Je n’ai jamais fait ça de ma vie.
Je dénonce l’arbitrage qui nous a privés d’un but.
Quelles étaient vos consignes aux joueurs durant la mi-temps ?
Je leur ai demandé de rester concentrés et d’être plus sereins dans le
jeu, et surtout de ne pas céder à la provocation.
Un match sépare l’Algérie du Mondial 2010. Il se jouera en Egypte, une
sorte de finale…
Face au Rwanda, nous avons réalisé une victoire très importante qui nous
permet de garder la première place du groupe et de distancer l’Egypte à
trois points d’écart. Nous allons nous déplacer au Caire en conquérants.
En un mot, nous irons en Egypte pour gagner et prouver notre force et
notre mérite.
Propos recueillis par A. A.
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