Culture : ORAN
L’institut Cervantès offre un programme riche en culture espagnole


L’institut Cervantès projette la programmation d’une multitude d’activités culturelles, prévues durant cette dernière quinzaine du mois d’octobre, afin de faire connaître au public local les différents aspects culturels de la société espagnole et ceux des peuples de l’Amérique latine.

Ainsi, il sera question entre autres activités, d’organiser des expositions, des projetions de films, l’animation de conférences, ainsi que l’ouverture d’une série de débats en parallèle. «Ce 12 du mois, l’Espagne célébrera sa fête nationale ainsi que celle de l’hispanité», a noté M. Javier Calvan, le directeur de l’institut Cervantès d’Oran lors d’une conférence de presse animée, samedi matin, au jardin de la promenade de l’Etang, un balcon limitrophe au Châteauneuf, surplombant le port d’Oran, situé au front de mer, bâti par un général de l’armée coloniale française pendant l’occupation. Pour M. Javier, la coïncidence de cet événement avec le mois d’octobre est une occasion qui doit être saisie pour faire connaître davantage à la société oranaise l’histoire et la culture du peuple espagnol et de celui des pays américano- latins, qui s’expriment en espagnol. En effet, dans ce sens, la projection de deux films sera à l’ordre du jour du programme culturel des deux dernières semaines de ce mois en cours. Il sera question de la projection des films Tesis sorti en 2005) et Secretos del Corazon sorti en 1997), réalisés respectivement par Alejandro Amenbar et Montxo Armendariz, et ceci, respectivement pour le 24 et le 31 octobre à 17h, au niveau de la bibliothèque dudit centre culturel. Par ailleurs, une conférence intitulée «La réhabilitation urbaine en Espagne» est également programmée et aura lieu, le 17 de ce mois, au niveau de la bibliothèque du centre de l’institut Cervantès d’Oran. Elle sera, explique-t-on, rehaussée par la participation de M. Francisco Pol, qui «exposera ce qui a été fait en matière de réhabilitation urbaine en Espagne, ces dernières décennies», ce qui peut servir, selon l’institut Cervantès, «comme exemple dans le cas des villes algériennes», précise-t-on. En parallèle, l’exposition intitulée «Hébron, architecture et identité d’un peuple», inaugurée au musée régional d’Oran, Ahmed-Zabana, le 4 octobre, sera toujours ouverte au public jusqu’au 16 de ce mois. Ce samedi, Mme Carmen Castello, l’invitée de l’institut Cervantès, qui veut faire de ses rencontres artistiques hebdomadaires à la promenade de l’Etang une tradition, explique-t-on, n’a pas pu répondre à l’appel, à cause, dit-on, d’un problème de visa. C’est l’écrivaine, avocate et journaliste, native d’Algérie, Mme Wassila Tamzali, qui a pris la parole pour raconter la vie, les activités et les œuvres artistiques de Mme Carmen Castello.
Ben Aziz

Qui est Wassyla Tamzali ?
Née en Algérie en 1941, elle a exercé de 1966 à 1977 le métier d’avocat à la cour d’Alger et mené parallèlement des activités journalistiques et culturelles. De 1970 à 1973, elle a occupé le poste de rédactrice en chef du premier hebdomadaire maghrébin libre Contact. En 1979, elle rejoint la fonction publique internationale à l’Unesco où elle est chargée du programme sur les violations des droits des femmes au sein de la division des droits de l’homme et de la paix. En 1989, elle rejoint le Front des forces socialistes et occupe des fonctions dans les instances dirigeantes de ce parti. Elle a également au même titre occupé plusieurs postes de responsabilité dans diverses associations et organisations internationales. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages tels En attendant Omar Guetlato(1975), Abzim (1986), Une éducation algérienne, De la révolution à la revanche des tribus(2007). Elle a été à maintes reprises honorée pour ses activités de lutte pour la promotion de la femme et la préservation de ses droits, par des organisations renommées à l’échelle mondiale.
B. A.

Qui est Carmen Castillo ?
Écrivaine, réalisatrice et militante de la gauche chilienne, Carmen Castillo est née à Santiago du Chili. Engagée à gauche, elle a travaillé au palais de la Moneda avec Beatriz Allende, sœur et secrétaire du président chilien. Elle fut l'épouse successivement de deux dirigeants du MIR (mouvement d'extrême gauche chilien), Andrés Pascal en 1967 dont elle a une fille, Camilla, puis – dans la clandestinité – Miguel Enriquez. En 1974, la police politique découvre leur cachette, Miguel est tué, Carmen, blessée est emprisonnée. Ses parents réussissent à la faire libérer, elle s'exile en Angleterre, puis à Paris. L'enfant qu'elle portait lors de l'assaut de la police, meurt peu après sa naissance. Après un séjour décevant à Cuba, elle revient à Paris en 1977 où elle refait sa vie et devient réalisatrice. Engagée, ses films, comme ses livres, évoquent ses combats pour la liberté, son pays, les blessures du continent latino-américain… en somme, des sujets qui traitent et activent pour l’instauration de la démocratie au Chili. Parmi ses œuvres cinématographiques ont y trouve : les Murs de Santiago(1983), État de guerre : Nicaragua(1985), la Flaca alejandra (1992), la Véridique Légende du sous-commandant Marcos(1995), Inca de Oro(1996), Insaisissable Maria Felix, l'Enfant lion avec Patrick Grandperret, Misia, la voix du fado(2003) et Santa Fe(2007).
B. A.

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