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Pour la rencontre contre l’Egypte, au Caire, tout est fin
prêt. Même les...
…gilets pare-balles !
Après les Américains, c’est autour des Allemands de critiquer à mots à peine
couverts notre nouvelle loi de finances et les règles de travail qui en
découlent. Et tout comme pour les Américains, je ne comprends pas ce que nous
reprochent les Allemands et tous ceux qui viennent ici faire la queue pour nous
expliquer qu’ils sont déroutés. Déroutés ? Mais pourquoi diable ! Nous sommes le
seul pays au monde qui peut passer en une journée de l’ouverture sauvage de son
marché au socialisme pur et dur, en passant par un libéralisme plus ou moins
raisonné et par libre échange à muselière. Nous sommes le seul pays au monde
capable de fixer des règles douanières valables de 8 heures 30 à 12 heures, et
d’en fixer d’autres, totalement différentes, applicables de 13 heures 30 à 18
heures. Nous sommes le seul pays au monde en mesure de lancer en grande pompe le
crédit à la consommation, d’inonder la télévision, la radio et les journaux de
spots vantant cette pratique financière, de recevoir à l’aéroport, comme des
pachas ou des chefs d’Etat, de simples patrons de banques internationales
connues pour leur incitation insidieuse au surendettement des ménages pour,
ensuite, décréter sur le mode guerrier «à mort les banques affameuses !», «fini
le crédit à la consommation !». Nous sommes le seul pays au monde capable
d’installer 20 lignes de téléphone mixtes, appels et Internet à très haut débit
au siège d’une compagnie étrangère nouvellement implantée en Algérie, pour
ensuite couper tout ça, d’un coup de ciseaux, parce que le courrier de
facturation n’est pas arrivé à temps, parce que la note a mis plus de 15 jours
pour arriver dans la boîte aux lettres de cette entreprise. Nous sommes le seul
pays au monde qui appelle à tue-tête, du haut de ses balcons présidentiels, à
l’arrivée massive des investisseurs et travailleurs étrangers, pour ensuite
crier à l’invasion barbare, au péril jaune, à la concurrence déloyale et à la
disparition tragique des chiens de nos rues. Franchement, je ne vois pas ce que
peuvent nous reprocher les Allemands, et avant eux les Français, et avant eux
les Américains, et avant eux les Italiens, et avant eux les Chinois, et avant
eux les Espagnols, et avant eux les Emiratis, et avant eux… Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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