jeudi 15 octobre 2009
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Actualités : ILS SERONT RETIRÉS DE LA CIRCULATION
Guerre aux vieux véhicules


Le ministre des Transports réagit à la dernière hécatombe qui a fait plusieurs morts sur nos routes : retrait des véhicules vétustes de la circulation, installation de mouchards pour les poids lourds et les transporteurs de voyageurs et mise en place du permis à points font partie d’une batterie de mesures soumises à l’approbation du gouvernement.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Quelques semaines seulement après l’entrée de l'ordonnance 09-03 du 22 juillet 2009, relative à l'organisation, la sécurité et la police de la circulation routière, le ministère des Transports passe à la vitesse supérieure. Le département de Amar Tou a, en effet, fait une série de propositions qui sont à l’étude au niveau des services du Premier ministre. Il propose, en effet, le retrait des vieux tacots des routes, probablement ceux datant de plus de trente années. Si la catégorie d’âge n’a pas encore été définitivement tranchée, ce sont les poids lourds et les transports en commun qui seront concernés dans un premier temps. Les véhicules particuliers subiront par la suite le même sort. Partant du constat que les poids lourds et transporteurs en commun sont à l’origine d’accidents tragiques, le ministère des Transports compte mettre en place un dispositif similaire à celui adopté par plusieurs pays, à savoir l’installation de mouchards à l’intérieur des véhicules poids lourds et ceux des transports des voyageurs. Les chauffeurs devront, désormais, respecter les normes et ne plus conduire à longueur de journée. L’idée retenue serait que pour neuf heures de conduite, les chauffeurs doivent faire une pause de trente minutes. Le mouchard installé note, en effet, toutes ces informations qui deviennent alors facilement vérifiables. La fatigue au volant est, en effet, à l’origine de beaucoup d’accidents. Beaucoup de chauffeurs de longues distances reconnaissent avaler des kilomètres sans jamais s’arrêter. Tahar Messaoud Nacer, sous-directeur de la circulation routière au ministère des Transports, qui intervenait, hier, sur les ondes de la Chaîne III, a expliqué qu’en parallèle de ces mesures, le ministère des Transports procède aux dernières retouches pour la mise en place du permis à points. Une réunion a regroupé, hier, des représentants du ministère des Transports, de l’Intérieur, de la police et de la gendarmerie afin d’étudier les moyens de le mettre en application. Le sous-directeur de la circulation a fait savoir que le permis à points constitue en la mise en place d’un dispositif de suivi du contrevenant. Les conducteurs devront à l’avenir ne plus considérer le permis comme un acquis. Si le barème des points n’a pas été définitivement arrêté, il est prévu de procéder à des défalcations entre 3 et 12 points, selon la gravité de l’infraction. Entre 3 et 6 points perdus, le conducteur encourt un retrait de six mois, au-delà il devra attendre une année avant de pouvoir utiliser son permis. Le Premier ministre s’intéresse particulièrement au dossier, dit-on. Cependant, le permis à points ne sera appliqué qu’après la mise en place du fichier national du permis. Toutes ces mesures visent à mettre un terme au terrorisme routier. Pour la seule semaine dernière, pas moins de 47 personnes ont trouvé la mort et 704 autres ont été blessées dans 542 accidents de la circulation. Selon les statistiques, 90 % des accidents de la route en Algérie ont pour origine le facteur humain. 30% des chauffeurs à l’origine des accidents ont entre 30 et 39 ans. Les poids lourds représentent 15 % des accidents.
N. I.

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