Pause-Café : Pause-Café
Ne pleure pas ma sœur


Le même drame répété à l’infini. Quand s’arrêtera-t-il ?
Quand Farroudja de Tizi, Nadira de Ziama ou Kheira de Damous pourront-elles dormir tranquilles, en évitant de penser à leurs maris, enfants et frères qui, peut-être, ce soir, n’appelleront pas ?
N’appelleront plus. A l’autre bout du fil, une sonnerie dans le maquis réveille le silence qui entoure les morts… Les terroristes ont pris armes et cartouches mais ont oublié un portable qui sonne, sonne, comme une mauvaise nouvelle dans les oreilles de Farroudja, Nadira et Kheira…
Ne pleurez pas, grandes dames de Kabylie et de toute l’Algérie : vous avez enfanté des héros. Ils meurent certes dans un lâche et déplorable silence, mais nous ne les oublierons jamais !
Demain, quand la honte reculera comme une nuit abjecte devant le soleil républicain, quand partiront les zombies et leurs protecteurs, quand les enfants de l’Algérie éternelle s’uniront pour rebâtir le rêve, nous élèverons des statues en l’honneur des six braves de Souk-el-Thenine et de ceux de Ziama, Damous et de toute cette terre abreuvée du sang des martyrs. La révolution ne s’éteindra jamais en nos terres : elle vit grâce aux patriotes !
farahmaamar@ymail.com

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable