Cela fait maintenant 4 jours que les éléments de l’ANP traquent le groupe terroriste auteur du carnage de Souk el Thenine qui a coûté la vie à 7 GLD exerçant pour le compte du groupe canadien SNC Lavallin.
Un impressionnant dispositif militaire a été déployé tout autour de
la circonscription de Maâtkas, appuyé par des forces héliportées qui ne
cessaient de survoler tout le territoire sud de la wilaya de tizi-ouzou.
Un accrochage s’est d’ailleurs produit dans la nuit de vendredi à samedi
non loin du village de Zerrouda, près de Draâ Benkhedda. Un accrochage
qui n’a donné aucun résultat dès lors que les islamistes armés ont pu
prendre la fuite à la faveur de la nuit vers le maquis de Boumahni, sis
à l’ouest de Maâtkas. Il y a lieu de souligner que les terroristes, qui
connaissent parfaitement le terrain dans cette région, réussissent le
plus souvent à filer entre les mailles des filets tendus par les
militaires, même si l’ensemble des axes routiers CW 147 (Maatkas ), CW 2
(Beni- Zmenzer), CW128 (Boghni), CW100 (Beni- Douala), CW228 (Tirmitine)
sont étroitement surveillés par les militaires. Il est fort probable que
ces islamistes armés bénéficient de l’appui d’un ou de plusieurs réseaux
de soutien. Sinon comment expliquer ce guet-apens sur le CW 147 ?
Comment le GSPC savait l’existence de ces agents de sécurité et
connaissait parfaitement leur itinéraire et l’heure de leur passage dans
ce sinistre endroit d’Ighi Oumencher, à 3 km au sud de la ville de Souk
el Thenine ? Comment connaissent-ils encore le domicile du policier
auquel ils ont tendu une embuscade près de chez lui durant le mois de
ramadan ? La victime n’a été que blessée fort heureusement. C’est dire
enfin que tout le monde est unanime à avancer que les islamistes armés
qui écument les maquis limitrophes (Amjoudh, El Maj et Boumahni)
disposent d’un sérieux soutien dans la région et plus particulièrement à
Souk el Thenine.
Amayas Idir
Les deux blessés toujours hospitalisés
Le chauffeur du fourgon ayant transporté les GLD (sept tués et un
blessé) est en soins intensifs actuellement au niveau du CHU de
Tizi-ouzou. Toujours dans le coma, son état est jugé critique. Tout
Maâtkas prie pour son rétablissement. En revanche, l’agent de sécurité
blessé est encore hospitalisé, mais ses jours ne sont pas en danger.
Précisons enfin que l’attentat s’est produit jeudi dernier à 7 heures du
matin et non à 10 heures, et le nombre de blessés n’est que de deux et
non six comme annoncé par erreur dans notre article de samedi.
A. I.
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