jeudi 29 octobre 2009
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Actualités : IL DÉNONCE LE MUTISME DE LA TUTELLE
Le CNES appelle à une grève de 15 jours renouvelable


La trêve aura été de très courte durée. Le Cnes déterre la hache de guerre et annonce son intention d’observer une grève de 15 jours renouvelable à partir du dimanche 15 novembre 2009 avec arrêt de toutes les activités pédagogiques et scientifiques. Le mois de novembre s’annonce mouvementé puisque des syndicats de l’éducation annoncent pour la même période une grève d’une semaine reconductible.
Nawal Imés - Alger (Le Soir) - Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) qui réagit «à la marginalisation de l’enseignant chercheur et au mutisme de la tutelle» compte sur une grande mobilisation des enseignants pour la réussite du mouvement de protestation. Un mouvement décidé à l’issue d’une session extraordinaire du conseil national au cours duquel, a été observée une minute de silence à la mémoire du défunt Dr Mohammed Benchehida, assassiné il y a une année dans son bureau de chef de département à l’Université de Mostaganem. L’occasion pour le Cnes de constater «l’oubli et le mutisme de la tutelle à commémorer un tel anniversaire gênant, ainsi que la mise au placard d’une charte universitaire ». Les griefs retenus contre le ministère de l’Enseignement supérieur sont nombreux. Le Cnes «note avec regret le non-respect des engagements de la tutelle, pris lors de la réunion du 25 mai 2009, et l’absence de volonté des pouvoirs publics à construire un partenariat réel pour la prise en charge effective des revendications » et constate que «les nombreuses et longues réunions tenues et les grandes promesses données dans le cadre des travaux de la commission mixte Mesrs-Cnes sur le régime indemnitaire, sont remises en cause et apparaissent vaines, à la lumière des nouvelles instructions du Premier ministre. Ceci dénote une fois de plus, le mépris des pouvoirs publics vis-à-vis de l’enseignant et l’absence inquiétante de stratégie pour l’université ». Pour les membres du conseil national, c’est le blocage total puisqu’ils soulignent «l’absence totale de perspectives dans la gouvernance et la gestion de nos universités, malgré les efforts colossaux consentis par l’Etat en matière de finances, ce qui a permis à la gabegie et au clientélisme de régner en maîtres dans de nombreux établissements universitaires ouvrant ainsi les voies à la hogra, à la violence, à la corruption et à de multiples comportements et fléaux qui dénaturent et déforment l’image de l’université». Une situation aggravée par «les poursuites judiciaires à l’encontre d’un membre du bureau national, enseignant à l’Université d’Es-Senia, révèle la volonté de réprimer toute voix discordante soumettant ainsi les enseignants à la bonne volonté de certains responsables qui profitent de leur position, ouvrant ainsi les portes à la violence sous toutes ces formes» et «la promulgation d’une instruction relative à l’annulation du transfert de bail des logements conventionnés, touchant des milliers d’enseignants, et la volonté de transformer les 6 500 logements en construction, accordés par le président de la République en logements de fonction» et voilà que le gouvernement récidive en remettant en cause la rétribution du régime indemnitaire avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008, remettant en cause, par de simples circulaires, des décrets présidentiels.
N. I.

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