Une vive attention est recommandée quant à la consommation des champignons dans la wilaya de Tizi-Ouzou où cette tradition est beaucoup plus répandue comparativement à d’autres régions du pays. Ainsi, c’est la direction du commerce de la wilaya de Tizi-Ouzou qui est l’initiatrice de cette vaste campagne de sensibilisation qui touchera l’ensemble des communes (67). Tous les présidents d’APC ont été exhortés à mener au sein de leurs municipalités respectives une campagne d’affichage à travers les places publiques et les villages. Il y a lieu de souligner que des cas d’intoxication, voire des décès liés à la consommation des champignons, sont comptabilisés chaque automne comme ce fut le cas en pareille saison en 2008 dans la commune de Tirmitine où un jeune homme a succombé en raison précisément d’un champignon toxique. Aussi, quelques recommandations sont nécessaires pour prévenir cette fatalité, il s’agit entre autres de ne jamais consommer des champignons crus, les éviter dans les repas successifs, demander conseil à un agronome, pharmacien ou autre connaisseur pour distinguer les comestibles, ne toucher que les champignons identifiés et sains (non altérés ou contaminés), ramasser toujours ceux qui ont atteint la maturité… Il existe des milliers d’espèces de champignons. Beaucoup sont comestibles, c’est-à-dire qu’ils peuvent être consommés (sans être forcément bons !). Les plus appréciés sont les morilles, les cèpes, les bolets, les craterelles ou les girolles. Quelques espèces sont vénéneuses. D’autres sont tout simplement mortelles. C’est le cas notamment de l’amanite phalloïde. Quelques champignons contiennent une substance dangereuse qui disparaît à la cuisson. C’est la raison pour laquelle il faut bien faire cuire les morilles. D’autres sont comestibles tout de suite après la cueillette, mais deviennent toxiques quelques jours plus tard. Avant de cueillir un champignon, il est donc indispensable d’apprendre à identifier les espèces toxiques. Il n’existe aucune astuce pour savoir si un champignon est comestible ou vénéneux. En cas de doute, il vaut mieux ne pas le cueillir avant d’avoir demandé conseil à des spécialistes (pharmacien, agronome, médecin…) ou alors s’abstenir définitivement d’en consommer, comme résumera un père de famille à Maâtkas : «Comestible ou vénéneux, j’en prends pas le risque !» Voilà la solution en cas du moindre doute. Amayas idir
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