Régions : MOUTON DE L’AÏD À AÏN-TÉMOUCHENT
Entre cherté et blue tongue


Deux thèmes essentiels focalisent les discussions des citoyens ces derniers jours à travers tout le territoire national, le match de samedi prochain contre l'Egypte et le mouton de l'Aïd.
Si pour le premier point la situation est un peu détendue en raison de l'avantage pris par les coéquipiers de Ziani en matière de points collectés et de goal-average favorable, le deuxième suscite toutes les discussions ininterrompues sur les prix affichés dans les différents marchés de bestiaux de la région, et sur la maladie de la blue tongue qui a été annoncée dans plusieurs wilayas du pays. Lors d'une petite virée dans deux marchés de la wilaya de Aïn-Témouchent, on a été surpris par le prix affiché par les éleveurs et autres maquignons pour les têtes exposées. Selon quelques personnes habituées aux souks, les prix des bêtes de cette année ont augmenté de plus de 5 000 DA par rapport à l'année dernière. Pour être clair, les citoyens voulant faire le sacrifice rituel devront débourser plus de 20 000 DA pour une bête décente. C'est du jamais vu, les gens de petites bourses avaient tendance à faire le sacrifice par une agnelle dans les fourchettes de 15 000 à 18 000 DA ; cette année, ils n'auront pas cette chance du fait qu'ils ne pourront pas la trouver à moins de 22 000 DA ; la brebis a aussi la cote cette année puisque son prix est supérieur à 18 000 DA, alors qu'il n y a pas longtemps il ne dépassait guère les 13 000 DA. Beaucoup de gens d'ailleurs préfèrent la brebis en raison de son poids qui dépasse les 25 à 30 kilos et aussi en raison de son prix relativement moins cher, mais cette opportunité est désormais conjuguée au passé. Concernant l'agneau, les prix varient selon l'âge et le poids des bêtes, mais dans la totalité des cas les prix ne descendent point au-dessous des 30 000 DA, raison pour laquelle ces bêtes ne sont pas convoités par les clients fonctionnaires car cela leur coûte les yeux de la tête. II y a des moutons engraissés dont le prix frôle les 40 000 DA. Mais au milieu de tout cela, il y a des rumeurs persistantes qui circulent dans les deux souks que nous avons visités (Aïn-El-Arba et Aïn Témouchent) prétendant que les prix des bêtes vont baisser d'ici une semaine, en raison de l'apparition de la maladie de la blue tongue dans certaines wilayas de l'Ouest, une situation déjà vécue en 2004 où les prix étaient très abordables, mais faut-il croire cette rumeur quand de l'autre côté, on annonce l'imminence des pluies ; les «cours» des bêtes augmentent à chaque précipitation. C'est un vrai dilemme pour les citoyens qui n'ont pas encore acheté le mouton du sacrifice. Faut-il donc acheter ou attendre ?
S. B.

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