Régions : SITUATION DU HANDICAPÉ À TIZI-OUZOU
Un expert mondial en parle à Bouzeguène


Martinez Thierry, un Français de mère marocaine, expert international du handicap, directeur de trois établissements pour enfants et adultes déficients mentaux, et d’un service d’hébergement pour adultes handicapés mentaux en France.

Il est l’invité du chef de projet du centre psycho-pédagogique pour enfants déficients mentaux par le biais de Handicap international qui subventionne les projets de scolarisation des enfants en situation de handicap. M. Martinez promet de parrainer le centre «à condition qu’il y ait cette volonté d’avancer en professionnalisant la structure et en reférant aux relations transversales avec des partenaires comme l’éducation», car, soutient-il, «on n’est pas dans le caritatif». Un satisfecit est déjà accordé au centre par l’hôte de Bouzeguène qui a constaté de visu le fonctionnement du centre où il a trouvé «des choses positives dans un fonctionnement crédibilisé de la structure», mais surtout le travail accompli par les éducatrices créditées d’une belle mention par l’expert du handicap qui a insisté sur la nécessaire professionnalisation du centre à doter d’un directeur à l’effet de déterminer les tâches et de se détacher progressivement du bénévolat au profit d’actions concertées et concrètes. Le spécialiste du handicap promet en effet de revenir constater si le centre a fait des efforts et respecté ses engagements. «C’est à cette condition que je mettrais à la disposition du centre quelqu’un avec du matériel pour spécialiser le centre. Sur un autre plan, M. Martinez n’est pas d’accord avec ceux qui leurrent les parents de handicapés en promettant l’intégration totale des enfants déficients – la déficience est, selon lui, irréversible – et que seul un accompagnement peut sauver. Il s’agira, selon notre interlocuteur, de préparer progressivement les familles à accepter le handicap de leurs enfants et donc leur intégration dans un dispositif approprié comme l’intégration par le sport. Fervent défenseur de la communication, M. Martinez suggère de responsabiliser les écoles au fait qu’il ne faut pas mettre les enfants en situation d’échec par rapport à leurs autres camarades. Martinez a constaté durant son séjour d’une semaine que certains enfants du centre ayant vécu des situations de maltraitance ne souffrent pas de déficience intellectuelle mais présentent des troubles comportementaux qui ne leur permettent pas d’accepter un accompagnement, mais ils peuvent en revanche accéder à un apprentissage. Au contact d’enfants dits normaux, certains comportements ont complètement disparu. Fort de son expérience, notamment en France, l’expert du handicap, qui a rencontré des hommes de terrain à l’image de certains directeurs d’école, suggère de mettre à disposition des handicapés en situation de déficience mentale légère trois ou quatre demi-journées de travail spécifique dans les écoles et de sélectionner certains d’entre eux pour aller vers d’autres enfants dans les moments informels. Un lieu où se créeront des moments d’affection. Aux problèmes vécus par des enfants dyslexiques, M. Martinez suggère le recours à des logiciels pour palier la manipulation de stylos et procéder à des évaluations cliniques des enfants. La question étant pour les enfants en situation de handicap d’accéder davantage à des apprentissages. Il affirme que si un retard scolaire ne peut pas se rattraper, aller à l’école ce n’est pas rien. L’essentiel étant de permettre à ces enfants de se confronter à leurs camarades dits normaux.
S. Hammoum

AÏN-ZAOUÏA
L’exécutif communal dissous
Le P/APC de la commune de Aïn-Zaouïa, d’obédience FFS, a, en compagnie de quatre élus du FLN, délibéré pour dissoudre l’exécutif communal. Pour rappel, cette municipalité est à majorité FFS après l’alliance ficelée avec un élu du RCD au lendemain des élections locales (4 élus FFS et 1 du RCD). Les 4 autres élus sont du FLN. Les faits remontent au mois d’octobre dernier lorsque le P/APC a reçu l’aval, lors d’une assemblée générale des militants de la section locale, pour dissoudre l’exécutif communal. Seulement, les trois autres élus du parti, qui étaient contre cette décision, n’avaient pas assisté à cette réunion. A partir de là, la crise en sein de cette APC ne pouvait que perdurer, car il n’est pas facile au maire de cohabiter avec des élus, même de même parti, pour le restant du mandat municipal. Si cela s’avérerait exact, c’est le parti de l’ex-opposition qui prendrait la majorité pour tirer les dividendes et si ce n’est pas ce cas, l’APC sera bloquée. Aux dernières nouvelles, le maire, nous diton, aurait sollicité et chargé la section locale du parti dans le but de mener des négociations pour une nouvelle alliance. Mais cette démarche n’aura probablement aucun écho du côté de ses camarades issus de son parti quand on sait que dès le départ ils n’avaient pas adhéré à la démarche. Basculeront-ils dans l’opposition ? Quelle sera la position de la fédération du parti ? Les réponses seront connues dans les prochains jours. Certains proches du parti tablent même sur une mesure de suspension ou une levée de la couverture politique à tout fautif. Nous y reviendrons.
Slimane S.

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