|
Grève des enseignants. Enfin une réponse des autorités :
«Chargeeeeeeeeeeeeeez !»
C’est bien pour la DGSN ! Il lui manquait cet élément- là d’évaluation de son
tout récent matériel acheté auprès de firmes étrangères, elle vient de l’avoir.
Les équipements sont bons, d’excellente facture, de fabrication aux normes et de
fiabilité certaine. Il ne s’agit pas là d’une expertise fantaisiste ou, plus
grave, indulgente. Non ! Là, nous avons affaire à une évaluation sérieuse,
sourcée et qui ne se prononce pas à la légère. Nos experts sont les enseignants
en grève. Qui mieux qu’eux pour juger de l’efficacité des nouvelles matraques
achetées par la Police nationale, des nouvelles rangers à bouts ferrés, des
nouveaux boucliers encore plus renforcés, des nouveaux pistolets Taser ou encore
des nouvelles cartouches de lacrymo ? La commission des marchés de la police
peut dormir sur ses deux oreilles. Les contrats qu’elle a passés pour le compte
de sa tutelle ont été bien gérés. La DGSN ne s’est pas fait arnaquer par ses
fournisseurs. Les bleus, les contusions, les plaies et les stigmates de tous
ordres laissés sur les corps des enseignants et des journalistes qui couvraient
la grève et le rassemblement devant la présidence sont là pour en attester.
Economiquement, l’achat par la Sûreté nationale de matériels de répression des
manifestants s’est fait dans un esprit économique sain, celui du gagnant-gagnant.
Les firmes qui fabriquent ce matériel gagnent et consolident leur position dans
un marché algérien en expansion permanente. Et l’Algérie peut se prévaloir de ne
pas avoir jeté son argent, celui des contribuables par la fenêtre. Et les
contribuables, parmi lesquels les enseignants peuvent vérifier en toute
transparence, publiquement, sans intermédiaires, avec démonstration et preuves à
l’appui que leur argent est bien géré. Alors, merci qui ? Merci Bob ! Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
|