Culture : 1er FESTIVAL INTERNATIONAL DE L’ART CONTEMPORAIN D’ALGER
Zoom sur les arts visuels au Mama


Ce festival sera également une occasion pour promouvoir et diffuser les œuvres des artistes internationaux
Ammar Bouras, Meriem Aït El-Hara Hammou, Rahim Sadek, Zineb Sedira, Kader Attia et Mohamed Bourouissa exposent, aux côtés d’une quarantaine d’artistes peintres venus de plusieurs pays (Belgique, Maroc, Tunisie, Egypte, Cameroun, Afrique du Sud, Chili, Cuba) dans le cadre du 1er Festival de l’art contemporain d’Alger, organisé au Mama. Ce festival se décline en deux parties, la première est donc une exposition collective sous le thème «Terre, ce rêve éternel de l’homme d’appartenir à un monde sans frontières», du 18 novembre au 28 février. La deuxième partie s’organise autour de trois tables rondes programmées au niveau de la salle de conférences de l’hôtel El Safir (ex-Aletti) où des spécialistes débattront de plusieurs thèmes intéressants : «L’art au cœur des conflits idéologiques» ; «L’art contemporain, l’environnement et les flux migratoires» ; «Le marché de l’art entre le Nord et le Sud.» Organisé dans le cadre de «El Qods, capitale éternelle de la culture arabe», le Festival international de l’art contemporain d’Alger réunira une pléiade d’artistes qui défont les frontières afin de devenir citoyens de la terre, terre qu’ils mettent sans cesse en forme, bousculant les questions liées du devenir de l’homme de son histoire, revendiquant des identités et des espaces ouverts. Cette première édition du FIAC d’Alger s’ouvre donc sur ces regards venus de ces lieux différents, épars, amoncellements de cette terre qui habite chaque artiste. L’exposition offre au regard ces mises en forme, mise en «scènes» pensées par des artistes tel que le dit si bien l’artiste peintre Aït El Hara Myriam : «La constance n’est pas mienne, la diversité est mon propre et la différence est ma richesse.» C’est presque dans cette optique d’idée que s’illustrent les tableaux des artistes : Douglas Arguelles Cruz de Cuba, Khalil Rabah de Palestine, Okafor Amarachi du Nigeria ou encore Hermosilla Andres du Chili. Le public algérien aura la possibilité de découvrir des créations actuelles dans le domaine des arts visuels. Ce festival sera également une occasion pour promouvoir et diffuser les œuvres des artistes internationaux et locaux, confronter les styles, les époques et les groupes ; c’est également permettre à l’Algérie de se positionner sur l’échiquier artistique international duquel elle n’a été que trop absente. Mohamed Djehich a insisté sur le fait que l’artiste se doit d’être de son temps, de concrétiser une idée à travers des matériaux. Pour lui l’art n’est pas figé. Il évolue avec le temps en utilisant les moyens du présent. L’art contemporain nécessite beaucoup de recherche et de travail. «Nos artistes, arguera-t-il, manquent d’espaces et de moyens pour pratiquer l’art contemporain.» L’exposition est ouverte au public jusqu’au 28 février 2010.
N. B.

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