Régions : MOSTAGANEM
Arrêt de travail à Alger Poste lundi


Demain, quelque 418 employés d’Algérie Poste de la wilaya de Mostaganem observeront un arrêt de travail de 2 heures, selon un communiqué du partenaire social de l’entreprise, afin de dénoncer l’attitude de la coordinatrice d’Algérie Poste.

Selon le receveur principal et secrétaire général de la section syndicale, la coordinatrice, installée depuis le mois d’avril dernier, fuit ses responsabilités en fermant les portes de la concertation. Pas moins de 22 sanctions ont été décidées à tort par cette dirigeante, démontrant une conduite vexatoire à l’égard de nos employés. Au mois d’octobre dernier, une pétition a été signée par 300 travailleurs, et un arrêt de travail d’une heure a été observé pour demander son départ, obligeant la direction générale à dépêcher un contrôleur. Un rapport circonstanciel des faits a été établi, mais aucune mesure n’a été prise à l’encontre de la concernée. Le secrétaire général du syndicat d’Algérie Poste nous apprendra que l’UGTA et l’inspection du travail de wilaya ont été avisés par écrit des faits, de même que la direction générale qui tarde à prendre une décision définitive pour mettre fin à ce conflit. Un membre syndical ajoute que la coordinatrice se sert de son pouvoir pour intervenir négativement sur la carrière des travailleurs à l’image d’un inspecteur intègre, ayant une ancienneté de 37 ans, au seuil de la retraite, qui s’est vu infligé un blâme gratuit. Cette manière d’agir négativement comprend aussi des actes flagrants tels que l’intimidation, le chantage et le mensonge. «Cette conduite est inacceptable et relève de l’abus d’autorité, le syndicat joue la carte de l’apaisement conformément à la loi, au droit syndical et au règlement intérieur de l’entreprise», conclura le receveur principal d’Algérie Poste. Pour ce qui est des revendications, le partenaire social demande l’annulation des 22 sanctions abusives et arbitraires, et l’arrêt des pratiques non réglementaires.
A. Bensadok

Les trottoirs investis
Pour tous ceux, qui pour une raison ou une autre, quittent leurs régions natales surtout rurales, démunies et arrivent nombreux à Mostaganem en vue d’améliorer leur situation, les occasions de se faire un peu d’argent ne manquent pas et il faut consentir quelques «sacrifices» pour gagner de l’argent et subsister pour subvenir aux besoins d’une famille souvent nombreuse. Dans ce lot, on trouve beaucoup de jeunes, qui exercent tous les travaux possibles frôlant parfois l’illégalité. La société ne bouge même pas le petit doigt pour statuer sur ces cas, et la situation risque d’aller de mal en pis. Un petit tour dans le centre-ville, et l’on se rend compte immédiatement de l’ampleur du phénomène. Tous les trottoirs sont investis par les marchands ambulants qui proposent une marchandise variée de fruits, produits laitiers, produits cosmétiques, lunettes et linge, si bien que les piétons, faute de place, occupent la chaussée. Un autre fléau, celui du plus vieux métier du monde qui est exercé dans la ville. La prostitution juvénile se répand à une vitesse vertigineuse, sur les trottoirs du Fort de l’Est, le petit jardin de la poste pour les homosexuels, la gare routière et l’axe express menant vers Oran, les jeunes filles font le va-et-vient. On ne peut pas blâmer entièrement ces jeunes filles ou ces jeunes garçons car c’est le besoin qui les a mis sur cette voie. La déperdition scolaire est favorable à cette situation dramatique puisque des centaines d’enfants sont perdus chaque année pour diverses raisons. Bien sûr avec le chômage qui se ressent de plus en plus, n’épargnant aucun foyer, des visages d’enfants sont offerts en pâture pour aborder les passants un peu partout, parfois avec une ordonnance à la main pour demander de l’aumône avec un regard désespéré. N’est-il pas temps pour nos élus d’ouvrir les yeux et de réagir pour sauver ces enfants et leur éviter la débauche, la drogue, la délinquance qui les guette à chaque instant ? N’est-il pas du devoir de tout un chacun de combattre cette situation bien plus que déplorable qui s’installe sournoisement dans notre société ?
A. B.

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