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Ça doit ressembler à ça, le paradis ! Je le sens dès que je sors de chez moi. Le couloir n’est plus ce réduit encombré de cette catégorie de vieilleries qui posent l’insoluble problème existentiel : ni utilisables, ni jetables. On croirait l’intérieur d’une clinique. Suisse, bien sûr ! L’ascenseur qui rouillait dans ses câbles depuis le cessez-le-feu en mars 1962 a été nuitamment plongé dans un bain de jouvence. La cabine teintée au brou de noix sent bon l’encaustique au goût de vanille.
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