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 | CHRONIQUE D’UN TERRIEN Nous sommes revenus à La Madrague… Par Maâmar FARAH farahmaamar@ymail.com |
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Nous n’irons plus chez Sauveur
Nous n’irons plus nulle part
C’est l’heure des tuteurs
Et des faire-part
Triste comme une pâleur
La mer est morte ce matin
Tuée par les censeurs
Au vu de tous les gredins
L’aube brumeuse
La dévêt de ses rivages
Et allonge la dormeuse
Au creux de l’orage
Des guérisseurs insouciants
Pompiers de l’amour
Venus de l’inconscient
La traînent au carrefour
Et tentent de la réveiller
Avec des jets de jour
De leurs corbeilles égayées
Ils larguent des baisers
Sur les joues des vagues
Et des tonnes de tendresse
Dans le vent de La Madrague
La mort est une caresse
Haletant sans bruit
Dans le halo des saisons
Les ombres de la nuit
Disent l’oraison
Un linceul en lambeaux
Tendu sur le phare
Fait le beau
Triste étendard
La virée imaginaire
Fait pleurer la plage
Une lumière funéraire
Traîne dans les parages
Le port est livide
Comme une mouette
Au cœur vide
Mémoire en miettes
Morsures de la nuit
Traquée par le souvenir
Comme un beau gâchis
Qui refuse de mourir
Le soleil lâche son aile
Sur le glabre de la mer
Couverte de dentelle
Et du souffle de naguère
Nostalgie sanguine
Parfums de paradis
La crevette est divine
Comme une maladie
L’amour boude le Sahel
Palm Beach la fière
N’est plus un label
C’est Palm misère
Suite...
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CE
QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ À TIBHIRINE
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