Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme a effectué une brève visite de travail dans la wilaya de Tlemcen pour inciter les opérateurs économiques à plus d’initiatives et d’engagements en vue de relancer l’activité touristique dans la région. Le ministre, lors de son intervention devant les responsables de ce secteur, a annoncé plusieurs mesures afin de promouvoir une véritable industrie touristique. L’Etat interviendra en matière de fiscalité et de taxation douanière au profit des investisseurs publics et privés ainsi que l’octroi des licences d’activité hôtelière qui affiche un grand déficit eu égard aux potentialités existantes. On comprend aisément les préoccupations du ministre quand il insiste notamment sur la qualité de service dans ce secteur en rappelant à l’assistance «qu’il ne suffit pas de réaliser de grandes infrastructures pour promouvoir l’activité touristique, l’élément humain est la partie essentielle pour assurer un service de qualité qui reste avant tout l’un des indicateurs d’une gestion performante et durable». Selon le ministre, l’activité touristique a, certes, besoin de technologie mais aussi de communication pour faire connaître nos produits en la matière et Tlemcen doit être considérée comme un pôle touristique au niveau du Maghreb, dira M. Cherif Rahmani en ajoutant que «cette wilaya dispose d’un atout unique sur le plan de la géographie, le désert au sud et les rivages de la Méditerranée au nord, peut à l’avenir rivaliser avec Marrakech et Barcelone», cela peut paraître comme une utopie mais il suffit d’une autre culture, d’une autre approche pour que cela devienne possible et surtout de confier ce secteur aux véritables professionnels. Sur le registre de l’environnement, le ministre a évoqué le cas de Metanof, ce complexe de zinc implanté à Ghazaouet dans les années 70 sans tenir compte des conséquences aussi bien sur la nature que sur la santé de la population qui, dans sa majorité, demande la fermeture de ce complexe. M. Cherif Rahmani déclare, sans détour que «la nature reste un capital unique pour l’espèce humaine et qu’il faut la préserver à tout prix». Toutefois, avant d’envisager la fermeture de ce complexe, d’autres solutions seront envisagées, pour atténuer ou revoir complètement le processus de production. Ce qui n’est pas de l’avis du député (FNA) de la région en l’occurrence M. Ben Hamou qui est plutôt favorable à une reconversion de ce complexe. A travers le discours qu’il a tenu sur les hauteurs de Lalla Setti, M. Cherif Rahmani a délivré u n véritable message écologique. M. Zenasni
Nombre de lectures : 395
|