|
Grève de la faim du SG du syndicat d’ArcelorMittal.
Appelés à son chevet, les médecins sont formels. Il
souffre d’une…
… carence en fer !
Enfin une parole juste ! Enfin une parole vraie ! C’est tellement rare qu’il
faut le signaler et le souligner en gras. Il faut d’autant plus le souligner que
cette parole vraie est sortie de la bouche du ministre de la bonne mine du
régime, Chakib Khelil. Interrogé sur les scandales en série qui secouent
Sonatrach et son secteur et sur ce qu’il compte faire, le gardien de «leurs»
ressources fossiles a eu cette réponse magnifique de sincérité sincère : «Je ne
démissionnerai pas !» Mais bien sûr ! Et comment pourrait-il en être autrement ?
Nous attendions-nous vraiment à ce que le ministre du pétrole et du gaz
démissionne ? Dites-moi donc ! Allez ! Que celui qui dans ce pays s’attendait
réellement à la démission de Khelil lève le bras, parle ou se taise à jamais !
Personne ? C’est normal ! Car personne, et je dirai même plus, personne ne
s’attend plus à ce qu’un haut dirigeant du pays démissionne lorsque ça merde
dans son domaine d’activité. Du moins, depuis Rahabi, Benbitour et Zeroual,
trois erreurs de casting dans le vaudeville du régime. Plus sérieusement, qui va
aujourd’hui demander à Si Chakib de démissionner ? Les députés élus à l’insu du
plein gré des citoyens ? M’enfin ! Ils sont déjà en vacances après l’une des
sessions d’automne les plus rocambolesques qu’ait connues la députation
algérienne depuis l’indépendance. Son patron direct, Abdekka ? Gag ! Ouyahia ?
Ce n’est pas son patron, et il n’est que Premier ministre. Ainsi donc, le
ministre de notre riche sous-sol a raison de rappeler la règle ici, à la surface
de ce sous-sol. On ne démissionne pas ! Pourquoi ? Vous vous demandez encore
pourquoi ici, en Algérie, on ne démissionne pas ? Mais tout simplement parce que
! Dans ce «parce que» libre à vous de mettre tout ce que vous voudrez. C’est la
seule liberté que le régime vous laisse. Celle de commenter la brutalité sèche
de ce «parce que», sa rudesse, son autosuffisance et son arrogance. Il n’empêche
que c’est comme ça. Parce que. Et ceux à qui ce «parce que» ne plaît pas peuvent
toujours pousser avec eux. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
|