Régions : SELON UNE ÉTUDE QUI SERA PRÉSENTÉE À SKIKDA
La fibre de carbone pour consolider les arcades de l’avenue Didouche-Mourad


De la fibre de carbone pour consolider les arcades, c’est la nouvelle formule qui sera retenue pour éviter le risque d’affaissement auquel est exposée une grande partie de l’ouvrage longeant l’avenue Didouche-Mourad, en plein centre-ville, qui supporte la charge de près de 500 habitations.
Cette méthode sera présentée par un BET ce mois-ci à l’hôtel de ville. Selon Wikipédia, «malgré sa finesse, la fibre de carbone est un matériau très résistant et il faut lui appliquer une grande force pour la rompre. Elle est très rigide mais peut s'étirer ou se comprimer. La fibre de carbone est caractérisée par sa faible densité, sa résistance élevée à la traction et à la compression, sa flexibilité, sa bonne conductibilité électrique et thermique, sa tenue en température et son inertie chimique (sauf à l’oxydation). Elle résiste à la corrosion et à l’usure. Elle est facile à usiner et est perméable aux rayons X. Ses limites d’utilisation sont les suivantes : sensibilité aux chocs (rigidité élevée et faible allongement à la rupture), attaque à chaud (température supérieure à 400°C) par l’oxygène de l’air et les acides oxydants, corrosion de type galvanique au contact des métaux et alliages. Elle présente l’avantage d’être moins chère aussi, «le M3 est estimé à 7 000 DA contre 20 000 pour le même volume en béton», selon notre interlocuteur. Il n’en demeure pas moins que ce matériau demeure un illustre inconnu au niveau local. Quelques entrepreneurs, promoteurs et architectes affirment que ce dernier n’a été utilisé qu’outremer. Même le CTC (l’organisme de contrôle technique) ne peut apporter des détails sur cette technique qui n’a pas encore figuré dans la composante de nos structures en béton. La réalisation du projet, au cas où l’étude sera avalisée, sera prise du fonds du budget communal. Ceci permettra de mettre un holà à la dégradation de cet ouvrage. Pour rappel, depuis une dizaine d’années, deux arcs en préfabriqué, des appuis en IPE profilé métallique, aux endroits ou ont été signalés les incidents, ont été installés à titre provisoire. Un provisoire qui a duré une dizaine d’années. Rares sont les familles qui ont été évacuées en dépit des rapports établis par le CTC, exigeant le confortement des logements ou leur évacuation. «C’est seulement la clémence de Dieu, sinon nous serions morts», nous dira un des habitants. Ce qui n’est pas totalement faux, car les incessantes vibrations générées par la circulation automobile n’ont pas eu raison de nos fameuses arcades. Heureusement, les pouvoirs publics ont décidé de ne pas autoriser les bus Vanhool, gérés par l’Etus, de desservir l’avenue Didouche Mourad, le terminus ayant été retenu à Bab K’sentina. Avant la fibre de carbone, un peu d’hygiène sera la bienvenue au niveau des arcades. Le jour, c’est le ruissellement des eaux usées qui «embellit» la chaussée. Pendant que la nuit, le décor des sacs de poubelles jonchés à ras le sol et les détritus ménagers s’y étalant, œuvres de quelques commerçants indélicats, s’offre aux yeux des passants. «Pour y remédier, on a mobilisé deux groupes d’agents ainsi qu’un tracteur qui sillonne toute l’avenue en vain. Les citoyens et l’office national d’assainissement ne nous sont pas d’un grand secours», s’indigne un cadre à l’APC de Skikda.
Zaid Zoheir

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