LE SOIR NUMÉRIQUE & SAT : EDITO
Faut savoir ce qu’on veut


Imaginons un instant, un seul instant, que notre ENTV ait décidé de faire l’impasse sur la retransmission des matches de CAN et sur les droits onéreux qui vont avec… Tollé général assuré ! Des paladins de la plume se seraient sentis obligés de se porter au secours de la veuve et de l’orphelin et, sans recourir obligatoirement au misérabilisme récurrent, ils nous auraient prouvé par a+b qu’il est dans nos contrées éloignées des foyers à faibles revenues qui «carburent» encore à l’antenne râteau du siècle dernier.
En rappelant l’onéreux accès aux différentes cartes de décryptage (lestés depuis peu à la difficulté du piratage systémique et systématique), c’est tout le boulevard des Martyrs qui aurait eu à subir les tronçonneuses du «t’menchir», l’autre sport national. Il n’en est rien et «tout est bien qui finit bien», selon la formule consacrée. Ces reproches étayées par des considérations mercantiles et… publicitaires, visent sur Al Jazeera Sport ayant obtenu «le beurre, l’argent du beurre et la crémière qui va avec» démontrent si besoin est que nous sommes loin de savoir ce qu’on veut, parfois ! La négociation des droits, les différentes interférences de télédiffusion et les marchandages publicitaires (pour ne pas dire chantage) sont si compliqués que l’on s’abstiendra, ici, de reprocher quoique ce soit à cette Unique dont le seul tort est de ne point s’exprimer… à la croisée des chemins menant aux conflits d’intérêt, entre public et privé.
Mourad Nini

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