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Le Soir d’Algérie : Comment s’est fait votre chemin vers
l’écriture ou peut-être vers l’édition ?
Smaïl Grim : N’était mon épouse, j’aurais sans nul doute gardé en
moi, enfoui en ma pudeur, et enterrer ce «coup de cœur» pour «mon
semblable, mon frère» Matoub Lounès. Je lui ai tant parlé du Rebelle,
fait écouter ses chansons jusqu’à l’étourdissement qu’elle était
convaincue que je saurais le faire aimer même à des néophytes. Grâce à
sa sœur, libraire et critique littéraire émérite, j’ai pu rencontrer
Sid-Ali Sekheri qui, de go, a apprécié la dimension «universelle et
originale» de l’ouvrage et a décidé de l’éditer. Pour l’écriture en
général, comme beaucoup de personnes, tout jeune je rêvais d’être
«Victor Hugo ou rien» et on griffonnait des textes que, vite, on
écrabouillait de peur du ridicule.
Suite...
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