mardi 06 juillet 2010
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Ce jour-là, le pardon fait relâche !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Quel élément sera capital dans le dégel entre l’Algérie et l’Égypte ?

Le prochain tirage au sort des poules de qualification
pour la CAN et la Coupe du monde !

J’ai toujours le même sourire mi-amusé, mi-désabusé lorsque je lis cette formule à l’occasion du sempiternel communiqué d’El-Mouradia portant grâces présidentielles : «Les personnes condamnées pour faits de terrorisme et/ou de subversion sont exclues du bénéfice de cette grâce.» De qui se fout-on ? Non, très sérieusement, de qui se moque-t-on avec ce genre de précisions ? Si c’est de nous, c’est un peu raté. Il y a un moment déjà que nous avons compris que les terroristes islamistes n’ont plus besoin des contingences du calendrier officiel des commémorations et des célébrations pour voir les portes de leurs cachots s’ouvrir, et celles des coffres de l’Etat aussi afin que leur soient versées les indemnités qui «leur reviennent» et que leur soient rouverts larges les portails des entreprises desquelles ils avaient été licenciés. Belle duperie que celle qui consiste à nous dire, avec de grands yeux qui se veulent vachement convaincants : «attentioooooooon ! Pas question de gracier un seul tango le 5 Juillet !» La belle affaire ! Et le 6 juillet ? Et le 23 août ? Et le 14 septembre ? Et le 12 janvier de l’année prochaine. Et toutes ces dates anonymes du calendrier de vos lâchetés ? Tout le reste de l’année, vous les relâchez, vous commandez à vos ministères concernés de leur faciliter la réinsertion, vous veillez à la reconstitution de leur carrière professionnelle contrariée par l’excès de rigorisme d’une administration tatillonne et qui considérait avant 1999 – la méchante — qu’un tango, qu’un assassin, qu’un enfourneur de bébés, qu’un éventreur de femmes, qu’un égorgeur d’hommes ne peut pas continuer à bosser dans une entreprise, mais, malgré cette immense générosité, malgré ce flot d’amour déferlant que vous avez en direction de vos frères des montagnes, vous tenez tout de même à nous préciser qu’il y a des journées de l’année, quelques heures durant lesquelles votre générosité marque une pause. Si je comprends bien, le 5 Juillet, c’est un jour férié dans le pardon, dans l’absolution des crimes commis par les intégristes islamistes. Et moi qui croyais que cette date, c’était celle de la libération du pays de toutes formes d’invasions, qu’elles soient de couleur bleu-blanc-rouge ou… vert-peste ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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