L’instruction du dossier de l’assassinat du patron de la police a donné le ton : le chemin vers la vérité s’annonce périlleux, voire impossible. La procédure a été entachée d’irrégularités. Ni la défense, ni la partie civile n’en sont satisfaites. Mais fallait-il s’attendre à un autre scénario lorsque, quelques heures à peine après l’annonce de la mort de Ali Tounsi, le ministère de l’Intérieur rendait public un communiqué dans lequel il affirmait que le présumé coupable était atteint de démence ? Fallait-il espérer que la justice auditionne le ministre de l’Intérieur de l’époque ? La recherche de la vérité suppose une instruction sans faille. Suite...