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Pour se démarquer de son prédécesseur, le nouveau ministre
de la Solidarité a précisé que cette année,
le couffin du Ramadan sera fait en paille
tressée et non en plastique.
Choueeeeeette !
La chronique publiée hier et intitulée «Hyène un jour, hyène toujours !» a fait
réagir de nombreux lecteurs. Et parmi eux beaucoup de scientifiques, de savants
versés dans la zoologie. S’ils confirment effectivement qu’à aucun moment
l’espèce «hyènes», tachetée ou rayée, n’a été réellement menacée de disparition
en Algérie, ces scientifiques me font tout de même un reproche. Oh ! Pas un
méchant reproche, non ! Juste un tout petit et gentil. En fait, ces aimables
lecteurs me reprochent d’avoir uniquement évoqué les hyènes, et d’avoir ainsi
porté préjudice à une autre espèce vaguement cousine, celle des chacals. S’il a
pu y avoir dans l’esprit de certaines personnes l’ombre d’un doute sur la survie
de l’espèce des hyènes sur notre sol, par contre, me précisent mes aimables
interlocuteurs, il ne peut y en avoir s’agissant des chacals. Les chiffres sont
encore plus édifiants en matière de chacals que d’hyènes. La population des
chacals algériens n’a jamais baissé. Cette espèce de la famille des canidés a,
au contraire, connu une hausse exponentielle de sa population depuis 1999. Mais
l’intérêt scientifique de cet apport d’informations n’a vraiment lieu d’être que
si on le replace dans le contexte d’une explication raisonnée et raisonnable à
cette hausse jumelée des statistiques du nombre de chacals et d’hyènes en
Algérie. S’il y a de plus en plus de chacals et d’hyènes chez nous, c’est dû à
l’augmentation du nombre de… moutons ! Il fallait juste donc revenir à une règle
de base en zoologie, celle de la prédation. Plus il y a de proies, plus les
prédateurs prolifèrent. Et les derniers chiffres qui donnent près de 40 millions
de têtes de moutons expliquent forcément l’augmentation qui en découle, celle
des têtes de chacals et d’hyènes. Ajoutez à cela une réglementation pour le
moins bizarre. Savez-vous que rien n’est prévu dans la loi algérienne contre les
hyènes et les chacals qui s’attaquent aux moutons, les dépècent et les dévorent
? Moi non plus, je ne le savais pas jusqu’à cette lettre d’un garde-forestier.
Le même monsieur très disponible m’explique qu’au contraire, le juriste algérien
a prévu des sanctions pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement contre
quiconque abattrait un chacal ou une hyène sans autorisation. Tout cela parce
que ces deux espèces, chez nous, sont protégées. Très protégées. Je fume du thé
et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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