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Les derniers développements dans la presse de l'interdiction du livre égyptien au prochain Sila indiquent clairement l'intention de ses organisateurs de se défausser sur des fantomatiques trublions du milieu littéraire algérois qui s'en prendraient personnellement au travail du commissaire Ameziane et de la ministre de la Culture Toumi (Cf. L'Expression, 1er septembre 2010). Il s'agit d'une affligeante fiction paranoïde, cousue de mensonge et de déraison : ceux qui contestent l'interdiction du livre égyptien au Sila, et plus généralement la censure exercée sur le livre dans cette manifestation internationale, ne sont familiers ni de la double casquette de M. Ameziane, commisaire du Sila et patron des éditions Casbah, ni de celle de la ministre Toumi, ni de la fétide mare littéraire algéroise où on veut les faire barboter et plonger. Ils le font au nom d'un principe : la liberté d'expression, de pensée, de création et de circulation des œuvres intellectuelles et littéraires en Algérie. Et cette liberté constitutionnelle a été suffisamment lardée de mauvais coups sous leur magistère.
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