jeudi 30 septembre 2010
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Dressons la tente !


Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Tout fraîchement engagé comme consultant par Canal Plus, Saâdane a déjà émis un avis sur les Verts. Pour lui, ce qui ne marche pas dans cette équipe, c’est…

…l’attaque !

Nouvelle étape dans la «démocratisation» du pays. Les élus vont donc voir leurs prérogatives restreintes encore un peu plus. Très honnêtement, plus retreintes que ce qu’elles ne sont déjà, je n’arrive pas à imaginer, à me représenter la chose. A moins que l’on procédât purement et simplement à la suppression des élus. Et bien évidemment, des assemblées où ils siègent. Cette option offre quantité d’avantages pour un pays comme l’Algérie. D’abord, en termes de récupération de biens immobiliers. Rien que les deux bâtisses qui abritent le Sénat et l’APN, ça va faire de la place ! Et je ne vous parle pas des APC et autres APW. On va très vite nous retrouver avec un surstock à ne plus savoir qu’en faire. Quoique là, je leur fais confiance, ils sauront toujours quoi faire d’un siège comme celui de l’Assemblée. La récupération du foncier, ce n’est pas tout. On va aussi faire des économies d’argent, d’énergie et de temps. Finis les projets qui doivent être déposés par l’exécutif sur le pupitre des députés et des sénateurs pour qu’ils les examinent et les votent. Très franchement, pour ce qu’ils examinaient jusque-là, on peut très bien faire l’économie d’un tel détour. Il est vrai que cette option pourrait entraîner des dommages collatéraux. Comme «l’ankylosement» des bras des élus habitués à se lever en cadence et, jusque-là très bien huilés, correctement irrigués en flux sanguins et fermes du muscle. Mais, on peut toujours imaginer quelque occupation inoffensive qui empêche l’engourdissement de tous les membres des élus. Tous. Sans exception. Pour le reste, le pays se gouverne très bien par ordonnances. Partout dans le monde, les dirigeants se plaignent que c’est la crise. Les nôtres ont pris les devants en instaurant la gestion par ordonnance d’un pays malade, agonisant. Et puis, une fois l’an, il y a les auditions du Ramadan. Moment fort de la «démocratie». Des mecs à demi-assommés qui entrent dans un bureau où un autre mec vachement énervé les assommera une bonne fois pour toutes. C’est pas mieux que toutes les assemblées d’élus réunis, tout ça ? Allez ! Ne regrettons rien ! Supprimons toutes les assemblées ! Prononçons leur dissolution et faisons la seule chose qu’il nous reste à faire. Dressons la tente ! Blotti en dessous, j’y continuerai, vaille que vaille, à fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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