Plus je regarde Hortefeux, plus je doute que la
Déclaration universelle des droits de l’homme ait été
adoptée en France, au Palais de Chaillot, le 10
décembre 1948.Etat d’âme !
Là, y a rien à dire ! Pas à chicaner ! Rien à gratter ! Il a été très clair.
Je dirais même plus, très clair. Abdekka a condamné avec la dernière des
vigueurs et la première des émotions cet attentat terroriste horrible. Il n’a
pas hésité une seconde à employer les mots pourtant extrêmement forts de
«terroriste» et de «horrible ». Il n’a pas tourné autour du pot linguistique et
a aussitôt utilisé les termes adéquats. Il a exprimé toute sa solidarité et sa
compassion à l’endroit des familles des victimes et sa condamnation à l’envers
des auteurs de cette boucherie. Ça fait vraiment plaisiiiiiiiir ! Plaisir
d’entendre le terrorisme islamiste condamné de la sorte à partir du Palais d’El-Mouradia.
Ça fait d’autant plus plaisir que nos oreilles s’étaient peu à peu déshabituées
à ce genre de messages fermes et musclés. Je ne sais d’ailleurs plus à quand
remonte une condamnation de la sorte. Je crois que c’était à «l’occasion» d’un
attentat kamikaze en Indonésie, si mes souvenirs sont bons. Là aussi, Boutef’
s’était fendu d’un écrit fort émouvant, et ne prêtant à aucune confusion. Il
avait clairement dit que les tangos, c’est les méchants, et les bons, c’étaient
les victimes. C’est quand même bien, non ? Et il fallait que je le signale, hein
? C’est cela l’honnêteté et la probité professionnelle d’un journaliste. C’est
de signaler les bonnes choses lorsqu’elles ont lieu. Et là, force est de
constater qu’il y a consensus en Algérie sur les attentats terroristes commis
par les islamistes… hors d’Algérie, comme c’est le cas avec l’Egypte. Le Palais
et ses relais routiers parlent et condamnent d’une seule et même voix. Ils font
bloc ! Ils utilisent les mots justes. Ils marquent le coup, à chaque fois, sans
faille et sans absence. Quoi les attentats terroristes en Algérie ? Qu'est-ce
qu’ils ont les attentats islamistes commis en Algérie même ? Ah ! Vous trouvez
qu’Abdekka condamne le terrorisme lorsqu’il agit ailleurs et ne pipe mot
lorsqu’il commet ses forfaits ici, chez nous ? Là, franchement, je vous retrouve
bien, les éternels chicaneurs, les chercheurs permanents de poux dans la tête
des autres. Faut lui laisser le temps à ce monsieur. Il est débordé par
l’intensité du terrorisme islamiste international. Vous, vous croyez qu’en douze
malheureuses années, on peut tout condamner, le terrorisme là-bas et le
terrorisme ici ? Doucement, camarade, doucement ! La vie est encore longue. Et y
a encore beaucoup de mandats en vue. Il aura tout le temps de condamner ici,
localement, inch’Allah, que Dieu lui prête vie. Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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