Lundi 16 Mai 2011
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Gare aux dégâts de l’affichage
sauvage !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Dernière minute ! Une des veuves de Ben Laden porte
plainte contre…

… D.S.K. pour agression sexuelle !

C’était dans Le Soir d’Algérie, hier dimanche : «Election présidentielle de 2014 : Belkhadem affiche son ambition». Vous pouvez vérifier. Si ! Si ! Je vous assure, c’était même en une. Alors là, moi, je dis attention ! Dans ce pays, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, il existe encore des règlements, des lois. Et celles qui régissent l’affichage public sont très claires. On ne peut pas venir comme ça, la fleur au bout de la mah’choucha et afficher n’importe quoi sur la voie publique, fût-ce une ambition présidentielle pour l’échéance de 2014. Si tout le monde se mettait à afficher tout et n’importe quoi sur les murs, où irions-nous, je vous le demande ? L’affichage répond à des normes très strictes. Des universitaires chevronnés, des sociologues aguerris, des psychologues blanchis sous le harnais, et même des environnementalistes pointilleux ont travaillé sur la question de l’affichage public et nous ont laissé des œuvres grandioses traitant du sujet sous toutes ses coutures. En tête des conclusions auxquelles ces scientifiques sont arrivés, il y a l’impact de l’affichage public. Et nous sommes en droit de nous demander si Belkhadem a réfléchi à l’impact de son geste, celui qui consiste à afficher en public ses ambitions pour 2011. Il y a des pans entiers de la population qui peuvent s’en trouver heurtés, voire même choqués. Abdelaziz 2 a-t-il un instant pensé aux enfants qui vont à l’école le matin, et qui tombent nez à nez sur ses ambitions ainsi affichées sur la voie publique ? Quel avenir pour ces petiots après cette rencontre brutale, ce télescopage meurtrier ? L’empastillé croit-il réellement qu’un enfant puisse sortir indemne d’un tel choc ? Et les parents de ces enfants, hein, les parents ? Comment pourront-ils continuer d’élever leurs enfants dans l’amour du pays, la nécessité de construire l’Algérie de demain si, dans le même temps, sur les murs des villes et villages de ce même pays s’affiche de manière sauvage l’ambition présidentielle de Si Abdelaziz ? Non ! Moi, je vous le dis, nous aurions tort de prendre à la légère cette question de l’affichage. Les murs, l’espace public nous appartiennent. Essayons de les protéger. De la pollution. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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