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Le RND tire sur Belkhadem. Au prix où sont les… …
munitions, les gâcher comme ça…
Farouk Ksentni, en charge, en monte-charge même des droits de l’homme maison
s’en est pris à la presse algérienne. Si Farouk a tous les droits de l’homme de
s’en prendre à la presse de son pays. Il ne manquerait plus qu’on lui ôte le
droit de s’en prendre à la presse ! Non ! Ksentini est libre de dire ce qu’il
pense des journaux qui ne sont pas payés par le même employeur qui le paie, lui.
Cependant, cette liberté ne doit pas non plus l’amener à proférer des
accusations non vérifiables, non étayées par des preuves. Moi, lorsque j’écris
que Si Farouk est rétribué par le Palais pour dire que le Palais respecte les
droits de l’homme, c’est une information qui peut être vérifiée, recoupée auprès
du DRH du régime. Par contre, Si Farouk s’aventure et se hasarde – me
semble-t-il — à balancer une fausse info, une rumeur pouvant être démentie très
facilement. Ainsi, Ksentini vient de déclarer en public que «la presse a
tendance à peindre en noir la situation des droits de l’homme en Algérie». Là,
désolé, mais je suis bien obligé de m’inscrire en faux. Ayant lu comme vous
cette déclaration, je me suis aussitôt rendu dans les deux principales maisons
de la presse du pays. J’y ai mené ma propre enquête, indépendante bien sûr
puisque je ne suis pas payé par le Palais, mais par la Société de presse Le Soir
d’Algérie. Et qu’ai-je constaté ? Tout simplement qu’il ne m’a pas été donné de
rencontrer un seul journaliste en fonction muni de pinceaux et de rouleaux à
peinture, habillé d’une combinaison de peintre et qui aurait été surpris en
train de peindre en noir tout ce qui bouge. Wallah ! Promis juré sur mon honneur
de bonimenteur qu’aucun des confrères rencontrés n’avait, ne serait-ce qu’un
soupçon de peinture noire sur les mains. Contrairement d’ailleurs aux personnes
que Si Farouk défend à chaque fois si farouchement et qui ont toutes ou presque
de la peinture rouge sur les mimines. Du moins, je pense qu’il s’agit de
peinture, mais je n’en jurerai pas. Ce n’est pas le propos ! Le propos, ici et
aujourd’hui, c’est cette accusation grave portée à l’encontre de la profession
de journaliste. Ksentini lui reproche d’ôter le pain de la bouche des peintres
en bâtiment en pratiquant leur métier, au noir. Je ne sais pas ce qu’en pensent
les prudhommes. Ont-ils d’ailleurs été saisis par le SNJ ? Le Syndicat des
journalistes ? Y a-t-il eu un sit-in des forces combinées, Journalistes et
peintres pour dénoncer cette double atteinte à deux professions honorables ? Je
ne puis l’affirmer. Mais je reste convaincu qu’aucune force, ni celle de
Ksentini ni d’autres forces occultes ne pourront pourrir l’excellent climat qui
a régné jusque-là et continuera de régner entre les hommes de plume et les
hommes de pinceau. J’en appelle d’ailleurs aux deux corporations pour un regain
de vigilance face aux menées déstabilisatrices en cours et qui visent à nous
diviser. Non ! Halte aux complots ourdis contre les journalistes et contre les
peintres. Jamais les gens de presse ne viendront empiéter sur le travail ô
combien sensible et capital des peintres. Je dirai même plus ! Œuvrons ensemble,
journalistes et peintres associés pour une coordination nationale, un Front uni
seul à même de mettre à mal les ennemis de notre Nation, de l’intérieur comme de
l’extérieur et de travailler à une Algérie moins noire. Plus rose ! J’suis sûr
que ça ferait tellement plaisir à Si Farouk, une Algérie toute rose ! Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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