Mercredi 18 Janvier 2012
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Actualités : ILS ONT ASSIÉGÉ HIER L’ANNEXE DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION
Les lycéens persistent et signent


Les classes de terminale sont restées quasiment vides hier à Alger. Les lycéens – essentiellement ceux de l’est d’Alger — ont déserté les établissements scolaires pour investir la rue. Ils réclament de repousser la date de l’examen du baccalauréat et de connaître le seuil des cours à réviser pour l’examen.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Toute la journée d’hier, des centaines de lycéens ont assiégé l’annexe du ministère de l’Education nationale. Ils ont fait le déplacement depuis l’est d’Alger pour rejoindre le quartier de Ruisseau au terme d’une coursepoursuite avec les forces de l’ordre. Dès les premières heures de la journée, plutôt que de rejoindre leurs lycées respectifs, les élèves de terminale des lycées Mohamed-Mazari (El Djorf), Mohamed-Béjaoui (Bab Ezzouar), Mohamed-Hadjress (Boumati), Abbane-Ramdane (El Harrach) ont pris la direction de l’annexe du ministère de l’Education. Brandissant tabliers et cartables, ils ont entamé une marche de plusieurs kilomètres. Un parcours semé d’embûches puisque les nombreux policiers déployés avaient pour mission de les empêcher de marcher. Bloqués plusieurs heures au niveau de Mohammadia, ils n’ont pu desserrer l’étau qu’après de longues négociations et quelques échauffourées qui se sont soldées par la blessure d’un des lycéens atteint à la jambe. Ils ne rejoindront le Ruisseau qu’en milieu de matinée. Face au siège de l’annexe du ministère de l’Education, ils ont crié leur colère. Sur place, un imposant dispositif a été déployé pour encadrer les lycéens qui ont pris place sur les trottoirs attenant à la bâtisse. Filles et garçons ont déployé des écriteaux résumant l’essentiel de leurs revendications exigeant d’être reçus par des responsables au niveau du ministère. En fin d’après-midi, ils y étaient toujours, expliquant être déterminés à faire aboutir leurs revendications. En l’absence de leaders clairement identifiés, ils ignoraient hier tout des perspectives de leur mouvement. Des propositions émanant de beaucoup d’entre eux faisaient état de la nécessité de se rassembler une seconde fois devant le siège du ministère de l’Education pour exiger que la date de l’examen du baccalauréat fixé au 3 juin soit repoussée, que le seuil des cours à réviser soit immédiatement rendu public et que la cadence des cours dispensés soit ralentie. Ils étaient nombreux hier à dire qu’en classe, la majorité des élèves avaient des difficultés à soutenir le rythme imposé par des enseignants plus soucieux de terminer les programmes que de s’arrêter sur les difficultés rencontrées par des élèves. Une inquiétude que la récente mise au point du département de Benbouzid n’a pas pu dissiper. Dans un communiqué, le ministère de l’Education rappelait que «les sujets du baccalauréat ne porteront que sur les cours effectivement dispensés», affirmant que la commission nationale de suivi des programmes arrêtera à la date du 10 mai les seuils fixés pour chaque filière et par matière et que les seuils fixant les limites du programme de référence destiné à l’élaboration des sujets d’examen et qui sera dans le même temps porté à la connaissance des candidats. Des assurances qui n’ont pour le moment pas convaincu les concernés.
N. I.

SCÈNES DE TROUBLE À AKBOU
Un policier légèrement blessé dans une manifestation lycéenne
La ville d’Akbou a renoué, hier, avec les scènes de trouble, a-t-on appris d’une source locale. Tout a commencé vers les coups de 15 heures, à la sortie des cours, lorsque plusieurs centaines de lycéens et collégiens se sont rassemblés dans les alentours du lycée Hafsa, situé à quelques encablures du commissariat de la ville. Les manifestants ont dressé des barricades sur la route à l’aide de pneus enflammés, de pierres et autres obstacles. Des policiers en civil qui se sont rendus sur les lieux de la manifestation pour s’enquérir sur les revendications des protestataires ont été accueillis à avec des jets de pierres, blessant légèrement l’un d’eux. A en croire notre source, la grogne des lycéens est liée à la surcharge des programmes scolaires «étouffants ». Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues pour disperser les manifestants.
A. K.

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