|
Par Ahmed Halli
halliahmed@hotmail.com
S'il est vrai, selon l'adage, que c'est en forgeant que l'on devient
forgeron, le président transitoire tunisien Moncef Marzouki devrait
finir comme prédicateur islamiste à la télévision. Qu'on en juge :
d'abord, pour montrer qu'il joue le jeu à fond, il déploie une passion
et un enthousiasme qui surprennent ses propres alliés pour défendre le
changement providentiel qu'il perçoit chez les islamistes. Il fait mieux
encore en attaquant à tout bout de champ les extrémistes de gauche, son
camp de base, comme pour mieux nier l'existence d'un extrémisme
islamiste. Dans la foulée, il s'en prend aux médias français qui
exagèrent le péril vert, ce qui est normal : quand on est dans la gueule
du loup, on ne voit pas sa queue.
Suite...
|