Football. Equipe nationale. Après le match aller contre la
Gambie à Banjul…… L’ambassadeur des Etats-Unis à Alger
salue la prestation
des Verts et appelle les Algériens à se rendre
nombreux au match retour.
Où va-t-on ? Ah ! Oui ! Là, je suis bien obligé de me la poser cette question.
Où va-t-on si même les résidences de l’Etat se mettent à la grève et peut-être
même bientôt à l’émeute ? Comme si nous n’avions pas déjà fort à faire avec les
autres grèves et mouvements sociaux ! Et puis qu’est-ce que c’est que ce régime
qui arrive à se faire détester par tout le monde, même par ceux qui lui passent
les petits-fours et la gazouze ? Ça fait désordre si les employés de maison se
mettent dans l’idée de brûler le château ! D’ailleurs, je me demande dans
quelles conditions va se dérouler la prochaine réception officielle à Djenane
El-Mithak. Bonjour l’ambiance si les revendications des 200 employés de cet
organisme ne sont pas satisfaites et qu’ils tirent encore la gueule en pleine
soirée. J’imagine d’ici les carafes de leben qui se renversent, les verres qui
cassent, les nappes volontairement tachées et pas changées, les couverts mal
lavés, les cartons portant les noms des invités à table volontairement inversés
et les glaçons faits avec l’eau du puits voisin. C’est qu’ils ont le pouvoir de
vous pourrir une réception, les bougres ! C’est franchement pas le genre de
catégorie professionnelle qu’il faut asticoter. Autant un enseignant, un
paramédical ou un chômeur, tu peux l’ignorer, le balader, le bananer et même le
faire bastonner. Qu’est-ce qu’il va faire ? En gros, il va exhiber ses bleus
dans les journaux non exemplaires, revenir faire sit-in et se refaire bastonner.
Par contre, le personnel d’une résidence d’Etat, c’est une autre paire de
manches. Et pas toujours immaculée, la manche ! C’est qu’ils sont capables
d’interrompre un président qui prononcerait un toast de bienvenue en l’honneur
d’une chef de la diplomatie d’une puissance mondiale (c’est juste pour
l’exemple), de lui couper la parole et de lire à son micro confisqué toute une
liste de revendications socioprofessionnelles. Je vois d’ici la mine éberluée de
la diplomate. Et s’il n’y avait que ça ! Imaginez que la grogne gagne les
cuisines de la Résidence d’Etat ! Mon Dieu ! Les convives obligés de se faire
eux-mêmes leur tambouille. Master Chef à El- Mithak ! «Hillary, s’il te plaît,
passe-moi la salière ! Mais bien sûr, Abdelaziz ! En retour, peux-tu demander à
Mourad de mastiquer moins fort.» Les réceptions de Monsieur le Président
risquent de valoir le déplacement, si ce mouvement de grève continue. Je crains
même une escalade. Qui dit que les gardes du corps et les chauffeurs d’El
Mouradia ne vont pas se solidariser avec les employés de Djenane El-Mithak ? Ça
promet un beau barouf si tout ce beau monde fait jonction ! La colère à
l’extérieur du palais. Dans la rue. Et la colère à l’intérieur du Palais. Dans
ses cuisines et salons cossus. Mon Dieu que ça fait désordre ! Vous reprendrez
bien un petit-four ? Ils sont faits maison ! Je fume du thé et je reste éveillé,
le cauchemar continue.
H. L.
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