Dimanche 08 Avril 2012
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Djab et le jeu de 7 familles !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je verrais bien un petit lâcher
de MIG dans le désert.

Question de tester notre matériel !

Abdallah Djaballah, Djab pour les intimes, se retrouve au centre d’une tornade qui agite le petit verre politique dans lequel nous barbotons depuis quelque temps. On reproche à Djab d’avoir favorisé la présence de son épouse et de son frère dans les listes de son nouveau parti en course pour les législatives du 10 mai prochain. Personnellement, je serais plutôt enclin à comprendre la position de Djab ! Ya sahbi, c’est humain, au fond. Ce gars-là, on lui a tellement piqué de partis, on lui a chouravé un nombre incalculable de formations politiques qu’il s’était donné un mal de chien à créer qu’il a retenu la leçon. Il ne fait confiance aujourd’hui qu’en son cercle proche, très proche. Sa femme. Son frère. Pas le frère à sa femme, bien sûr. Sinon, j’aurais écrit son beau-frère. Non ! Le frère à Djab, carrément. Sauf qu’encore une fois, ce pôvre Abdallah fait fi de précédents. Ya Djab khouya, relis tes classiques. Abel et Caïn ! Les plus grandes trahisons qui ont marqué l’histoire de l’humanité sont le fait de frangins. Même celles qui n’ont rien marqué du tout, au demeurant. Et l’épouse, ya Djab ! Crois-tu sérieusement que le statut d’épouse protège l’époux de la trahison ? Question misogyne et machiste, je te l’accorde, mais question tout de même. Qui te dit que ces personnes- là en qui tu fais aujourd’hui confiance n’ont pas déjà été «contactées» ? Approchées ? Retournées ? Moi, je dis ça, en même temps, je ne dis rien. Mais… méfiance ! Tiens ! Je vais prendre des exemples concrets. Demain, mon épouse va commencer à entrer de manière intempestive dans le petit cagibi qui me sert de bureau à la maison et où je rédige quotidiennement ma chronique. Et elle va se mettre à me demander sur un ton léger, qui ne devrait pas prêter à suspicion de ma part : «Et aujourd’hui, tu abordes quel thème mon chéri ? Je peux lire ?» Ma femme qui lirait par-dessus mon épaule ? Hum ! Hum ! Même chose pour mon frangin. Imagine mon petit Djab que mon propre frère, plutôt adepte de Blek le Rock en matière de littérature, viendrait fouiner dans mes articles, et me demander sur un ton encore plus badin que celui de ma compagne «et là, dans ce passage précis, tu vises qui, khouya laâziz ?» Re-hum ! Hum ! Tu pense bien que là, toutes mes alarmes seront entrées en action. Je ne vais quand même pas faire comme si de rien n’était, trouver cette conjonction de curiosité familiale normale et continuer de dormir sur leurs quatre épaules réunies, n’est-ce pas ? Tu comprends dès lors mon cher Djab qu’une tendre moitié et un frangin dans ton propre parti ce n’est pas forcément une garantie. Mais tu n’es pas obligé de me croire, bien évidemment. Je t’aurais juste prévenu, c’est tout ! Abel et Caïn ! N’oublie jamais Abel et Caïn, mon petit Djab ! Et fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar familial qui continue.
H. L.

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