Samedi 23 juin 2012
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Wech djabek ?

Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
Après avoir repris le contrôle du FLN, Belkhadem va
entamer son second grand chantier :

Vacciner les chiens !

Dans le mythique quartier de Bab-El-Oued, à Alger, trois lettres ont failli mettre le feu aux poudres. Et pas celles qu’on croit ! Le MCA n’y est pour rien cette fois. Pas plus d’ailleurs que les quatre lettres de l’USMA. Non ! Trois lettres ont manqué embraser Bab-El-Oued : FNA. Il ne s’agit pas d’un club de foot. Il ne s’agit pas d’un groupe de musique allumant tout sur son passage. Il ne s’agit pas d’une marque faisant fureur partout ailleurs et qui aurait débarqué là, à Bab-El-Oued, en franchise. A la décharge de la plupart des habitants de Bab-El-Oued, il convient ici de signaler qu’ils n’ont pas pris part à l’embrasement de ce weekend. Presque avec détachement, mais avec suffisamment de curiosité pour suivre cette affaire avec un œil plus ou moins torve, les «locaux» ont vu des hommes et des hommes en venir aux mains, s’étriper, se porter haine aux portes de la salle Atlas. Je trouve que les habitants de Bab-El-Oued ont fait preuve d’une retenue exemplaire. D’abord, parce qu’ils ont permis l’intrusion dans leur sanctuaire diablement cloisonné en temps «normal» de ces trois lettres, FNA. A d’autres époques, les trois lettres en question auraient été arraisonnées à l’Amirauté, bien en contrebas, juste à la frontière administrative, ou au pied de la Basilique si l’intrusion des trois lettres avait été tentée à partir de Zghara, sur les hauteurs. Non ! Là, les habitants ont laissé arriver FNA dans le cœur du quartier. A une portée de pierre des goélands et de la crique Kettani. Et c’est en cela que le sang-froid des «Ness Bab-El-Oued» est à souligner. Parce que les trois lettres FNA, non seulement se sont invitées là, mais en plus, une fois dans la place, au lieu de bien se tenir, de faire honneur au sens de l’hospitalité des gens du cru, ont au contraire fait grand bruit, tapage énorme et produit des sons rarement tolérés en ces lieux. Même Ali Benhadj qui pensait encore bénéficier en cet endroit de quelque aura a vite fini par déguerpir l’autre jour, car il avait eu l’outrecuidance de vouloir encore une fois mener les jeunes à la boucherie. Et les jeunes lui ont fermement, par son maigre collet, rappelé qu’il aurait été mieux ailleurs, loin de Bab-El-Oued. Que dire alors de FNA ? De cette incongruité à venir se crêper le chignon pour des subsides politiques et des miettes rentières alors que là, dans cette portion mythique d’Alger et d’Algérie, comme en plein d’autres portions du pays, on s’échine quotidiennement à mourir le plus lentement possible. Une bagarre FNA à Bab-El-Oued, c’est comme de la provoc’. De la mauvaise provoc’. C’est comme si tu venais dans un quartier vivant déjà à un poil de l’embrasement généralisé et que tu y faisais tes ablutions avec de l’essence, là, en plein air, à portée de pierres des goélands et du stade Cerdan. Pardon, Ferhani ! Que Dieu ait leurs âmes à tous deux. A Ferhani. Et au stade. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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