Après avoir repris le contrôle du FLN, Belkhadem va
entamer son second grand chantier :Vacciner les chiens !
Dans le mythique quartier de Bab-El-Oued, à Alger, trois lettres ont failli
mettre le feu aux poudres. Et pas celles qu’on croit ! Le MCA n’y est pour rien
cette fois. Pas plus d’ailleurs que les quatre lettres de l’USMA. Non ! Trois
lettres ont manqué embraser Bab-El-Oued : FNA. Il ne s’agit pas d’un club de
foot. Il ne s’agit pas d’un groupe de musique allumant tout sur son passage. Il
ne s’agit pas d’une marque faisant fureur partout ailleurs et qui aurait
débarqué là, à Bab-El-Oued, en franchise. A la décharge de la plupart des
habitants de Bab-El-Oued, il convient ici de signaler qu’ils n’ont pas pris part
à l’embrasement de ce weekend. Presque avec détachement, mais avec suffisamment
de curiosité pour suivre cette affaire avec un œil plus ou moins torve, les
«locaux» ont vu des hommes et des hommes en venir aux mains, s’étriper, se
porter haine aux portes de la salle Atlas. Je trouve que les habitants de Bab-El-Oued
ont fait preuve d’une retenue exemplaire. D’abord, parce qu’ils ont permis
l’intrusion dans leur sanctuaire diablement cloisonné en temps «normal» de ces
trois lettres, FNA. A d’autres époques, les trois lettres en question auraient
été arraisonnées à l’Amirauté, bien en contrebas, juste à la frontière
administrative, ou au pied de la Basilique si l’intrusion des trois lettres
avait été tentée à partir de Zghara, sur les hauteurs. Non ! Là, les habitants
ont laissé arriver FNA dans le cœur du quartier. A une portée de pierre des
goélands et de la crique Kettani. Et c’est en cela que le sang-froid des «Ness
Bab-El-Oued» est à souligner. Parce que les trois lettres FNA, non seulement se
sont invitées là, mais en plus, une fois dans la place, au lieu de bien se
tenir, de faire honneur au sens de l’hospitalité des gens du cru, ont au
contraire fait grand bruit, tapage énorme et produit des sons rarement tolérés
en ces lieux. Même Ali Benhadj qui pensait encore bénéficier en cet endroit de
quelque aura a vite fini par déguerpir l’autre jour, car il avait eu
l’outrecuidance de vouloir encore une fois mener les jeunes à la boucherie. Et
les jeunes lui ont fermement, par son maigre collet, rappelé qu’il aurait été
mieux ailleurs, loin de Bab-El-Oued. Que dire alors de FNA ? De cette
incongruité à venir se crêper le chignon pour des subsides politiques et des
miettes rentières alors que là, dans cette portion mythique d’Alger et
d’Algérie, comme en plein d’autres portions du pays, on s’échine quotidiennement
à mourir le plus lentement possible. Une bagarre FNA à Bab-El-Oued, c’est comme
de la provoc’. De la mauvaise provoc’. C’est comme si tu venais dans un quartier
vivant déjà à un poil de l’embrasement généralisé et que tu y faisais tes
ablutions avec de l’essence, là, en plein air, à portée de pierres des goélands
et du stade Cerdan. Pardon, Ferhani ! Que Dieu ait leurs âmes à tous deux. A
Ferhani. Et au stade. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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