Football. Le match retour contre la Libye aura finalement lieu
à Sidi-Ali Bounab.En nocturne !
C’est le pire cauchemar des DRH, les directeurs des ressources humaines ! Des
diplomates qui contribuent à éteindre de folles rumeurs dans un pays tiers,
comment les rétribuer, les payer ? Leur rôle dans la mise à mal d’une rumeur qui
minait un pays qui n’est pas le leur peut-il être considéré comme faisant partie
de leur charge de travail normale ? Ou alors, doit-il être classé au titre des
heures supplémentaires, auquel cas, le barème n’est pas le même chez les DRH. Un
diplomate étranger qui apparaît au bon moment, sur la «bonne» chaîne pour
anéantir la méchante et vilaine rumeur qui empoisonnait la vie pourtant
tranquille et «pétrolièrement» prospère de notre pays peut-il prétendre à une
double rémunération ? Celle de son pays d’origine, au chapitre banal de sa
mission de diplomate, et celle que lui verserait l’Algérie pour services rendus
? Les questions ainsi alignées peuvent paraître saugrenues, mais elles sont
légitimes pour les pôvres DRH obligés de se coltiner ce casse-tête. Et s’il n’y
avait que les DRH ! Prenez aussi le cas des caisses de sécurité sociale des pays
concernés par l’anéantissement de la folle rumeur. Si l’un des deux diplomates
qui viennent de s’illustrer si vaillamment et si opportunément chez nous avait
été victime d’une mauvaise chute en se rendant en audience chez Tab Djnanou,
auprès de quel organisme de couverture sociale aurait-il été contraint de
déposer ses certificats médicaux ? La Sécu de son bled ou la nôtre ? Et puis, il
faut aussi voir s’il existe ou pas des conventions bilatérales de soins et de
prises en charge de ce genre d’accidents. Ce qui complique encore plus les
choses. Et là, je n’aborde que l’aspect strictement administratif. Imaginez un
peu la foule d’autres domaines susceptibles de constituer la suite logique de
cette double intervention diplomatique contre une rumeur en Algérie. Et si
demain, l’un des deux diplomates, ou les deux à la fois — allez savoir — se
mettait en tête d’écrire un livre sur cet épisode tout de même assez singulier ?
Les diplomates, c’est connu, ont la plume facile une fois à la retraite.
Discrets durant leur carrière, ils deviennent soudain bavards du plumier et de
l’encrier lorsqu’ils sont rangés des affaires. Vous y avez pensé à ce cas de
figure ? Les mémoires de Monsieur l’ambassadeur serontelles distribuées en
librairies algériennes ? Signera-t-il des dédicaces au Salon du livre d’Alger ?
Si oui, l’ENTV couvrira-t-elle cet évènement aussi intensément qu’elle a couvert
le démontage diplomatique de la folle rumeur d’Alger ? Allez savoir ! Les
méandres de la diplomatie sont tellement tortueux. Que dire alors de la
diplomatie pare-feu et des diplomates pompiers ! Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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