Actualités : TRAVAILLEURS DES COMMUNES
Un nouveau syndicat est né


Nouvelle entité syndicale pour les travailleurs des communes. Le Syndicat national des travailleurs communaux (SNTC) vient de voir le jour avec l’objectif de faire aboutir les revendications d’une corporation que les représentations syndicales existantes n’ont pu porter.
Et l’acte de naissance de ce nouveau-né syndical a été paraphé, hier, lors d’une réunion tenue au siège du bureau régional du RCD à Alger. Un conclave de près de trois heures qui a vu près d’une quarantaine de représentants des travailleurs communaux venus de onze wilayas du pays (Alger, Tizi-Ouzou, Blida, Béjaïa, Boumerdès, Bouira, Sétif, Bordj Bou-Arréridj, Annaba, El Oued et Tipasa, s’échanger les avis quant à l’action syndicale menée par la majorité de chacun d’eux, au sein d’autres entités syndicales avec finalement, une conviction partagée, celle d’aller vers un nouveau cadre de lutte réellement indépendant à même de faire aboutir les revendications d’un corps qui, selon eux, a souvent été le dernier souci des pouvoirs publics. Et ce nouveau cadre s’appelle le Syndicat national des travailleurs communaux (SNTC) qui tiendra son congrès constitutif, selon son porte-parole Azeddine Aït-Khelifa qui n’est autre que l’ex-secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de communes, agissant sous l’égide du Snapap (aile Malaoui) avant d’en démissionner collectivement tout récemment, d’ici quelques semaines, le temps dira-til, que «les préparations y afférentes soient finalisées et que d’autres wilayas se joignent à ce projet». Des wilayas dont bien des représentants, poursuivra- t-il, «auraient pu être du rendez-vous de ce samedi, n’étaient des empêchements de toute dernière minute», poursuivra notre interlocuteur. Et d’ici là, le nouveau-né sur la scène syndicale ne reste pas pour autant les bras croisés puisqu’il prévoit de se lancer dans la contestation. Aït-Khelifa affirmera que le noyau constitutif du SNTC lance d’ores et déjà, un appel de grève de trois jours, les 29, 30 avril et 1er mai. Un débrayage pour faire valoir une plate-forme de revendications arrêtée hier, à cinq points. Avec, notamment, la liberté syndicale, la réintégration des syndicalistes licenciés ou objets de mesures conservatoires pour activité syndicale, la révision des statuts particuliers des travailleurs communaux, tous corps confondus, avec l'abrogation du fameux article 87 bis.
M. K.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable