Sports : AU LENDEMAIN DE LA QUALIFICATION HISTORIQUE DU MCA EN FINALE DE LA COUPE D’ALGÉRIE
Du beau spectacle, c’est faisable dans nos stades



Dame Coupe a tranché entre Mouloudéens et Sétifiens. Vendredi, devant 60 000 supporters entassés dans les gradins du temple olympique d’Alger, les Mouloudéens ont confirmé leurs intentions d’accrocher une septième étoile à leur palmarès dans cette épreuve populaire. Au bout d’un match spectaculaire marqué par l’efficacité des attaquants algérois qui, en une demi-heure, ont mis trois buts au fond des filets de l’immense Khedaïria.


entre le MCA et l’ESS restera certainement dans les annales. Non seulement par la déferlante offensive des joueurs de Djamel Menad, visiblement très excité à l’idée de prendre sa revanche sur un ensemble sétifien qui lui avait, quand il était à la barre technique la saison dernière, ravi le doublé. Cette demi-finale, qui ne pouvait qu’attirer l’assistance des grands jours, marquera l’histoire du football national de par le niveau de jeu produit par les 22 acteurs. Ce qui remet en question toutes les idées préconçues prétendant que le football du cru est de mauvaise qualité. Sauf que dans cette confrontation à enjeu majeur, tous les ingrédients n’étaient pas réunis. Et là, nous évoquerons l’arbitrage du trio conduit par Mehdi Abid-Charef. Le referee international, qui avait assuré l’office de la finale de 2012 erreurs d’appréciation sur nombre d’actions de jeu et a été, en outre, mal servi par ses assistants, auteurs de bourdes impardonnables qui pouvaient faire basculer l’issue des débats. A titre d’exemple, nous citons l’action qui verra Bouguèche subtiliser le cuir proprement des pieds de Benabderrahmane ou encore le penalty non sifflé quand un défenseur de l’ESS contrôlait le cuir de la main dans sa zone de vérité. Sur la première action, Abid-Charef a signifié une faute alors que sur la seconde, il a avalé son sifflet. Son premier assistant, M. Boulfelfel, n’était pas mieux inspiré. Il levait son drapeau à tout bout de champ, signalant une position de hors-jeu imaginaire (sur Bouguèche) sur la première offensive mouloudéenne du match et fermant les yeux sur nombre d’irrégularités (anti-jeu et tacle par derrière) des attaquants du MCA. Cela pouvait coûter un (second) carton jaune et donc l’exclusion à… Bouguèche, encore lui, auteur d’une énorme faute sur Ziti, en deuxième mi-temps. Que dire aussi de cette égalisation des Sétifiens entachée d’une nette position d’hors-jeu de Aoudia qui, revenu de sa position initiale, a participé à l’action qui verra Nadji tromper Chaouchi. S’il est vrai que Babouche était revenu couvrir le buteur, la participation de Aoudia au but devait inciter le deuxième assistant de Abid-Charef lever son drapeau, car l’attaquant international de l’Entente a non seulement profité de sa position initiale, mais a pris part, en déviant le cuir de la poitrine ou de la main, c’est selon, à l’égalisation. Ceci pour dire que tout n’était pas parfait durant cette après-midi footballistique marquée par un spectacle grandiose dans les gradins, un festival offensif sur le terrain, mais ternie par quelques approximations du trio arbitral, lesquelles fautes pouvaient, nous ne le répéterons jamais assez, déboucher sur des dérapages inconsidérés.
Le doublé est-il possible pour le Doyen ?
Cette interrogation alimentait les débats menés sur la toile, quelques heures après la fin du choc MCA-ESS. Les deux équipes qui ont fini par se départager en coupe d’Algérie doivent en découdre encore dans le challenge national de Ligue 1. Les Sétifiens, qui disposent de six longueurs d’avance sur leurs bourreaux en coupe, ont, également, un match de plus que les Algérois. Celui-ci sera joué ce mardi, à Alger, face au CR Belouizdad. Un adversaire visiblement démotivé. Le Chabab, qui vit des moments rendus difficiles par la crise financière qui secoue le club, est-il déjà en vacances ou continuera-t-il à jouer le jeu jusqu’au bout ? C’est cette équation qui déterminera, somme toute, si les Sétifiens fêteront leur sixième titre national dès ce mardi à Alger. Et pour cause ! Avec une marge de neuf points sur le MCA, et à cinq journées du terme du championnat, l’on voit mal comment le MCA ou l’USMH, l’autre dauphin, peuvent détrôner les Bianconeri. Dans le meilleur des cas (cinq victoires sur les cinq matches restants), les Mouloudéens d’Alger termineront cet exercice avec 61 points. Soit le même nombre d’unités qu’engrangerait l’ESS en remportant ses trois matches à domicile. Les Sétifiens, sacrés champions d’hiver, seraient alors les heureux lauréats de ce challenge national 2012-2013. C’est la certitude que veut dégager le responsable du club des Hauts-Plateaux, Hassan Hamar. «Ne vous inquiétez pas, nous serons champions», a-t-il indiqué à la presse en fin de partie du match de ce vendredi contre le Mouloudia d’Alger dont les joueurs, à l’image de Besseghir, caressent le rêve d’un doublé. «Après la qualification en finale, place au championnat où nous comptons jouer nos cartes jusqu’au bout», déclarait le latéral droit mouloudéen.
M. B.

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