Dimanche 14 avril 2013
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Culture : COMPLEXE CULTUREL DU CHENOUA À TIPASA
Les artistes peintres Djoua et Ababsia se distinguent dans l’abstrait pictural


La prolongation du cycle des manifestations picturales dédiées aux artistes peintres avait permis au public de découvrir les œuvres de plusieurs talents locaux et nationaux, à l’instar de Mme Djamila Ababsia, une artiste peintre spécialisée dans l’abstrait et le semi-abstrait, qui s’est imposée avec une collection de plus de 30 tableaux et dont l’exposition a duré plusieurs jours.
La quasi-totalité des œuvres de cette dame relate la condition féminine, notamment algérienne, dans toute sa richesse, sa splendeur, sa souffrance et sa force. Le tableau Injustice traduit la violence du père à l’égard de l’enfant. Elle dira à ce propos : «Je suis une mère, une pédagogue mais aussi une révoltée par les abus parentaux.» Tandis que les tableaux Hypocrisie, Tromperie, Guerre froide, Trahison et Protestation sont autant de témoignages que l’artiste Ababsia dédie aux conflits conjugaux, dont la femme algérienne se trouve être, selon elle, «une victime majeure». L’art abstrait semble convenir à cette artiste peintre, qui, «témoin tragique des atrocités subies par sa famille, sa mère et son frère durant la guerre d’Algérie», expose sa douleur et son drame à travers les tableaux Mère blessée, L’Ordre et le désordre, Le Néant, Explosion, Voix brisée, Mémoire intime et Apocalypse. Mme Ababsia disait à propos des guerres que «c’est la femme qui en souffre et qui paie le plus par des blessures, des tourments, la déchirure et la séparation avec les êtres qui nous sont chers». L’autre grande révélation lors de ces expositions picturales fut l’artiste peintre Mohammed Djoua qui a exposé plus de 50 toiles, dont plus de 20 collections datent de la fin des années 90, lorsque fraîchement débarqué des Ecoles des beaux-arts de Mostaganem et Oran, il s’était lancé dans l’aventure des fresques murales décoratives et des études d’aménagement picturales. M. Djoua s’était distingué, lors de cette exposition du Chenoua, par des œuvres de l’école expressionniste et de l’art abstrait à travers la présentation d’une seconde collection de 30 toiles où se mélangent la gouache et l’acrylique. Cet artiste reste convaincu que «les arts plastiques constituent un puissant moyen d’expression, tant des pulsions refoulées que des blocages intériorisés». D’ailleurs, il traduit cette volonté ascendante du mouvement qui le projette à s’exprimer à travers des formes abstraites circulaires qui «contrastent avec les formes géométriques figées, auxquelles je suis allergique», dira M. Djoua qui ajoute : «J’aime le mouvement circulaire et certaines couleurs vives qui contrastent avec la morosité de la platitude quotidienne.»
Larbi Houari

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