Dimanche 14 avril 2013
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Régions : LE SECTEUR DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS DE AÏN DEFLA
Quel diagnostic ?


Il s’agit là du lourd dossier que vient de traiter et de présenter la Commission de la jeunesse et des sports à l’ouverture de la session ordinaire de l’APW, la première tenue depuis les dernières élections.

Pour ce faire, ladite commission présidée par Seghir Mokhtar Fatma Zohra, la première femme présidente de Commission depuis la naissance de l’Assemblée, aidée en cela par d’autres élus, a eu à se rendre dans chacune des 36 communes de la wilaya, s’entretenant, avec les élus locaux et avec les jeunes pour dresser un diagnostic exhaustif de la situation qui prévaut dans le secteur, des difficultés que rencontrent les jeunes pour la pratique du sport extra scolaire, des problèmes parfois insurmontables que rencontrent les sections locales, problèmes inhérents aux infrastructures, à l’insuffisance flagrante des moyens humains et matériels, sans oublier bien sûr «le nerf de la guerre», à savoir les moyens financiers, étant donné la faiblesse des ressources de nombreuses communes à très faible budget, pour ne pas dire les communes déshéritées, notamment celles du Sud-Ouest telles que Bathia, Belass, El Hassania, Djemaa Ouled Echeik, Birrbouche (Sud-Est) et autres Ain Boyahia et Tachta pour ne citer que celles-là. A ce sujet, on notera qu’à l’issue de la réunion qui a précédé la visite de toutes les communes, réunion à laquelle ont été conviés tous les responsables de toutes les sections sportives confondues, il s’est dégagé un constat unanime, à savoir que les subventions allouées sont faibles, voire dérisoires et même que celles-ci sont versées en retard, ce qui induit souvent que de nombreuses sections sont pénalisées et ne s’engagent même pas dans les championnats officiels. A l’issue de cette réunion, une proposition consistant en la réalisation d’une structure qui abriterait les bureaux des ligues et des associations a fait l’unanimité. Cette proposition d’ailleurs a été soutenue et considérée comme objective par la commission citée, mais il ne s’agit là que d’une recommandation, avec l’espoir qu’elle sera prise en considération par l’instance exécutive de wilaya. Par ailleurs, le rapport présenté à la séance plénière de la session de printemps, dimanche dernier par ladite commission d’enquête, indique que sur les 18 ligues que compte la wilaya, 8 n’ont même pas où les membres peuvent se réunir et que celles qui ont la chance de posséder un local, ou bien il est exigü, ou bien non-équipé quand ce n’est pas les deux à la fois. De plus, le rapport pointe du doigt les retards accumulés dans la réalisation et la livraison des structures qui ont connu un début de réalisation, telles que les pistes dans certains stades à l’exemple de Aïn Defla et El Attaf. Cette dernière est connue comme étant le creuset où sont nés de nombreux athlètes sur la scène locale, régionale, nationale et même internationale ou encore une partie des tribunes du stade Belkebir de Khemis Miliana, dont les travaux ont été amorcés au début des années 1980 et qui depuis, sont restés sans suite. La Commission qui a dressé la situation qui prévaut dans le secteur de la jeunesse et des sports, a pu constater que de nombreuses infrastructures existantes sont loin de répondre au normes les plus élémentaires en la matière. Certains terrains présentent même un danger pour la pratique de certains sports tel que le foot ball à l’exemple de ce qui peut ressembler à un stade, en l’occurrence celui de El Hassania. Ces structures, il faut le dire, n’incitent pas les jeunes à pratiquer leurs sports favoris et les plus motivés n’hésitent pas à adhérer à d’autres formations dans d’autres wilayas. Le rapport note aussi que de nombreux jeunes n’ont pas la possibilité d’aller à la mer, ou de fréquenter les piscines d’autres villes, n’ayant pas les moyens financiers de le faire, encore moins de s’adonner à un quelconque tourisme et recommande pour combler ce vide, la réalisation d’une piscine pour leur permettre de bénéficier des bienfaits du sport complet qu’est la natation. La situation est quasi identique dans les autres communes de l’arrière-pays à savoir insuffisance des moyens, faiblesse des structures et manque flagrant de personnel d’encadrement qualifié. A la lecture du rapport présenté par la Direction de la jeunesse et des sports, on se rend compte que la wilaya de Aïn Defla ne compte que 8 maisons de jeunes relevant du secteur, implantées dans 7 communes sur les 36 alors que 29 communes en sont dépourvues. Il en est de même des salles polyvalentes, le secteur n’en compte là aussi que 8 dans 7 communes. Pour ce qui est des CSP, là aussi le manque est criard puisque le secteur n’en détient que 12 installés dans 12 communes sur les 36. Les autres structures sportives existantes relèvent des collectivités locales, notamment les 76 salles polyvalentes entre autres dont 6 au cheflieu de wilaya de Aïn Defla. S’agissant des subventions allouées aux ligues sportives et aux différentes associations, durant l’année 2012, leur montant global signifié a été de 1,501 milliard de centimes ce qui équivaut au montant des dépenses d’un seul club sportif de régionale 1 pour une saison avec des résultats plutôt mitigés. En résumé, dire qu’il n’y a rien, que rien n’a été fait ne serait pas objectif ni honnête, mais ce qui est certain, c’est que beaucoup de choses auraient pu être faites et restent à faire dans ce domaine en direction d’une jeunesse pour qui, la pratique d’un sport relève de la nécessité vitale.
Karim O.

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