Sports : FRANCE
Marseille-Gignac, la saison de la rédemption



Si Marseille, deuxième derrière le PSG, peut désormais rêver de réintégrer le Gotha européen en se qualifiant en fin de saison pour la Ligue des champions, il le doit en grande partie à son attaquant André-Pierre Gignac, unique buteur lors des deux derniers succès de l'OM.


1 à 0 à Nice, le 31 mars pour la 30e journée : le but de Gignac permet à l'OM de doubler Lyon, battu sur sa pelouse par Sochaux. Bis repetita une semaine plus tard contre Bordeaux au Vélodrome, où une unique réalisation de leur goléador providentiel suffit aux Olympiens pour conserver leur strapontin derrière le Paris SG. Sans oublier le but de la victoire inscrit face à Troyes (2-1) lors de la 27e journée. Recordman européen des victoires par le plus petit écart, Marseille, 10e en fin de saison dernière et que peu d'observateurs voyaient à pareille fête, est en passe de réussir une saison inespérée. Sorti des radars l'an passé en raison d'une succession de blessures, «Dédé» l'avait promis : «Je reviendrai». Et l'homme de Martigues, qui aime à faire rugir le moteur sur-vitaminé de sa Ferrari, a réussi son pari. Délesté de quelques kilos superflus, de la concurrence d'un Loïc Rémy parti sous des cieux britanniques plus hospitaliers, et totalement relancé par un Elie Baup qui l'avait croisé à Toulouse, l'international, même ralenti par une fracture (métatarse) fin octobre, fait parler sa puissance et son efficacité. Baup, qui l'avait légèrement recadré début mars, confirme que son attaquant «s'est un peu recentré dans l'axe et dans la surface. S'il allait dans d'autres zones, c'est peut-être que notre occupation du terrain était peut-être moins rationnelle ».
Meilleur total
Buteur de la tête contre Nice, c'est sur une action plus estampillée de sa marque que Gignac a trouvé l'ouverture face à Bordeaux : lancé de loin par Benoît Cheyrou, il a filé vers le but et profité d'une glissade du défenseur Sané pour pendre à contre-pied Carrasso. «C'est anecdotique ça, le plus important, ce sont les trois points et la bonne tenue de l'équipe», a-t-il néanmoins déclaré à propos de son but. «On fait notre petit bonhomme de chemin. Depuis quatre matches, on est solide et solidaire. On a les cartes en main. A nous de faire ce qu'il faut lors des dernières journées pour garder cette deuxième place», a ajouté le joueur, souvent plus présent sur Twitter que devant les journalistes. Passeur décisif, Benoît Cheyrou s'est dit «heureux» pour son partenaire et ami : «C'est un joueur qui a besoin d'espace. Le fait que les Bordelais aient joué haut nous a laissé beaucoup d'espaces dans leur dos et ça a marché une fois avec Dédé.» Avec 11 buts cette saison en L1 (16 toutes compétitions confondues), Gignac a déjà dépassé son total de sa première saison à Marseille (8 buts en 30 matches de L1) en 2010/2011. Sans parler de son affligeant bilan de la saison passée, avec un seul but en 21 matches de championnat. Le sourire aux lèvres, la blague toujours prête à fuser, «Pignacou», comme le surnomment ses partenaires, a encore faim de buts. «Cela serait bien qu'on puisse enfoncer le clou en gagnant par deux buts d'écart», expliquait-il à la sortie de OM- Bordeaux. «Mais comme le dit Benoît Cheyrou, ce sont des victoires à la marseillaise. Et ce qui nous importe, c'est notre jeu à nous.»





Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/04/14/article.php?sid=147778&cid=5