Mardi 14 mars 2017
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Le Soir Retraite
Culture
Monde
Contribution
A fonds perdus  
Soit dit en passant  
Digoutage
Faits divers
Pousse avec eux
Edition du jour
Nos archives en HTML


Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Herboriste = charlatan. Ah bon ?


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr

Il est des jours comme ça où lorsque vous entendez assimiler l’herboriste au charlatan, vous vous demandez où est la véritable intention et si l’on ne fait pas mine de sévir pour laisser croire que la fébrilité avec laquelle on s’active n’a rien de passager. Vous devinerez, aussi, pourquoi une opération visant à assainir le pays de prédateurs comme le concepteur d’un «Rahmet Rabbi» ne va rien apporter d’essentiel et encore moins atteindre les objectifs affirmés.
Lorsque médecins spécialistes, pharmaciens et éminents chercheurs avaient alerté sur la prescription et la vente dangereuse du fameux «complément alimentaire», leur but était aussi, mais surtout, que l’on empêche un prétendu «confrère» à eux, imposteur de son état, de prendre ses quartiers, de façon symbolique, au sommet de la hiérarchie. Faire la chasse aux pseudo-faiseurs de miracles qui sévissent jusqu’au cœur de nos institutions aurait sans doute mieux convaincu les profanes que nous sommes. Mais tenter de nous convaincre qu’en faisant baisser le rideau aux marchands d’épices et autres plantes connues pour le bien-être qu’elles procurent en infusion va faire oublier les bourdes accumulées par les pouvoirs publics, c’est franchement nous prendre pour de sombres crétins. En apprenant que le ministère du Commerce avait fermé 155 «herboristeries», je n’avais pas compris que la minuscule échoppe de mon enfance, à La Casbah, était, elle aussi, répertoriée comme préjudiciable à la santé des citoyens.
Classée sur un même pied d’égalité que les boutiques moyen-orientales, flambant neuf, dont on semble soudainement découvrir le caractère agressif alors qu’elles fleurissent de façon ostentatoire un peu partout, pour ne pas dire dans chaque quartier.
Peu importent ces opérations coup-de-poing qui ne règlent rien au problème ! On se demande à quoi va conduire une agitation comme celle-ci ! Les intentions maléfiques sont tellement banalisées que lorsque l’on veut faire montre de fermeté, on s’en prend à mon marchand d’épices, de marjolaine, de sauge, de globulaire, de camomille... La balade par là-bas n’aura plus jamais le même charme.
M. B.

Nombre de lectures : 1458

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site