Lundi 20 mars 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Ce recul que l’on ne prend pas !


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr

Il est des jours comme ça où, alors que j’écoute un chanteur intervenir sur des problèmes d’un autre genre mais surtout bien plus graves que ceux que nous affrontons au quotidien, j’imagine du même coup cette autre façon, implicite, de prendre de la distance par rapport à nos bobos à nous. Les exemples ne manquent pas qui nous incitent à regarder les choses autrement. C’est sûr que lorsque l’on voit qu’autour de nous, les conditions de vie se détériorent de façon exponentielle et qu’ailleurs, à travers le monde entier, les gens sont empêtrés dans des problèmes auxquels ils peinent à trouver des solutions, que des guerres menées contre des civils innocents s’intensifient au gré des humeurs et calculs de marchands d’armes insensibles à la paix dans le monde, on a du mal avec nous-mêmes. J’ai lu quelque part combien une personne dont l’aspect extérieur laisserait à désirer parce que pas très avenant faisait systématiquement l’objet d’un rejet souvent brutal de la part de passants pas très enclins à s’émouvoir sur ce qu’ils croisent lorsqu’ils vont travailler ou qu’ils rentrent chez eux. Ceux qui en ont fait l’expérience ont acquis la certitude que ce sont les gens dans le besoin qui sont les plus généreux.
La réussite sociale serait-elle à la source de cet affreux individualisme qui progresse de façon déconcertante ? Tout se conçoit au mépris de la peine à comprendre les bouleversements macrocosmiques qui menacent jusqu’aux espaces enclavés d’un pays comme le nôtre ! La sagesse populaire dit : «Prends la chose quand elle t’est offerte par quelqu’un qui a connu l’opulence avant de tout perdre et n’attends rien de celui qui découvre l’abondance après avoir eu faim» !
Comment ne pas faire sien cet adage hérité de nos aînés quand on remarque au quotidien l’absence d’humanisme chez un arriviste et cette merveilleuse façon qu’ont certaines gens de tendre la main à celles et ceux qu’ils sentent encore plus démunis qu’eux-mêmes. Lequel d’entre nous ne s’est jamais senti morveux face à la misère qu’il croise assidûment ? La pauvreté n’est pas contagieuse ! Pourquoi craindre de côtoyer ou même d’approcher ceux qui en souffrent ?
M. B.

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